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Psycho: faire tomber ses propres barrières

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Et si au lieu d’être toujours en réaction ou en conflit avec ceux qui ne sont pas du même avis que nous, on essayait de les écouter? C’est le principe qu’Hélène Nicole développe dans son livre «J’illimite ma vie», sur les pages duquel elle détaille la façon de toujours se dépasser pour grandir et être plus heureux. 

Face à toutes les situations de la vie, aux gens qu’on rencontre, aux expériences que l’on vit, on réagit et on vit des émotions différentes, parfois contradictoires. Hélène Nicole préconise de toujours essayer de voir le bon côté des choses, sans pour autant tomber dans un positivisme superficiel.

«On peut voir le mauvais côté des choses, tout en restant en dehors du jugement. Il y a toujours un bon et un mauvais coté, mais quand on juge, on se ferme aux solutions.»

Par exemple, si on décide que les personnes qui n’ont pas le même avis que nous ont tort, on arrête d’écouter.

«À ce moment-là, on juge et on se limite. L’idée est de chercher pourquoi ils ne sont pas du même avis que moi? Quels sont leurs principes ou leurs valeurs? Pourquoi ont-ils suivi ce chemin? Et si on arrive à les comprendre, on peut peut-être amener des solutions qui vont rassembler tout le monde au lieu de polariser.»

Un apprentissage de vie

Fondatrice des boutiques La Capoterie avant de devenir, plus tard, chanteuse et animatrice pour enfants, Hélène Nicole a suivi un conseil donné par une «marraine spirituelle». Elle a commencé à regarder si ses croyances et ses valeurs lui permettaient de mener la vie qu’elle voulait vraiment.

«J’ai toujours été en observation de mes réactions face aux obstacles comme face aux joies. Il y a deux mois, par exemple, je me suis faite arnaquer par un garagiste pour des réparations. J’étais en colère depuis ce temps-là. Dernièrement, je me suis dit qu’il fallait que je comprenne pourquoi j’étais aussi fâchée et en colère et que ça arrête. Finalement, j’ai découvert que je me croyais tellement intelligente que se faire arnaquer ne m’arriverait jamais. En fait, j’étais juste idiote de penser ça.»

«Illimiter» sa vie

Bien entendu, il est impossible d’appliquer cette méthode sur tous les aspects de nos vies et pour tout, tout le temps.

«On peut tout avoir, mais pas tout en même temps. C’est difficile de sortir de notre zone de confort, car c’est comme une bulle élastique autour de nous. Il faut essayer d’entraîner cette bulle à s’agrandir avec des petites choses au départ, et elle va grossir petit à petit.»

Elle explique qu’on n’est peut-être pas prêt à changer d'emploi tout de suite. Mais on peut commencer par changer de style de vêtements dans un premier temps pour s’habituer.

«Le courage de sortir de notre zone et de se comporter autrement qu’avant, c’est un muscle. On peut l’exercer différemment, et ça va rejaillir sur les autres aspects de sa vie. Mais il faut y aller tranquillement.»

Pour réussir à faire tomber les barrières que l’on se met soi-même dans la tête, elle conseille également de rester dans le moment présent.

«Il faut observer ce qui se passe, ce qui est devant nous, au moment où on est. Souvent, on est perdu entre les peurs de demain et les regrets d’hier. Il faut s’enraciner dans le moment, et ne pas être dans le jugement des autres, des situations ou de nos émotions.»

Conseils pour plus de sérénité

La communication est la première marche pour aller vers la connaissance. Hélène Nicole recommande d’exprimer ce qui ne va pas lorsqu’on se sent mal ou qu’on ne comprend pas nos réactions.

«On peut choisir de parler à un thérapeute, quelqu’un qui a une vie spirituelle, une meilleure amie, un conjoint... Mais il ne faut pas rester tout seul avec ce mal-être. Si on ne le dit à personne, on s’invalide. Souvent, on va savoir qu’il y a quelque chose qui nous dérange par nos comportements extérieurs.»

Ensuite, il faut prendre un pas de recul et essayer de trouver le sens ou les raisons de ces comportements.

«Si je suis attentive aux raisons pour lesquelles je réagis de cette façon, je m’«illimite» en essayant de grandir et de trouver des façons d’être heureuse.»