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Erin O’Toole veut embaucher 200 nouveaux policiers

Erin O’Toole veut embaucher 200 nouveaux policiers
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Erin O’Toole s’est engagé, dimanche, à embaucher 200 nouveaux policiers afin de grossir les rangs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), dont la majeure part ira dans les régions métropolitaines de Toronto et de Vancouver, où les besoins sont les plus «nécessaires».

Ces nouveaux effectifs seront concentrés dans la lutte contre les gangs de rue et la contrebande d’armes à feu et de drogue.

«La GRC et son syndicat n’arrêtent pas de demander au gouvernement fédéral d’embaucher plus d’agents et d’offrir plus de formation pour les besoins d’aujourd’hui, a-t-il déclaré en point de presse. Mais depuis six ans, les libéraux n’écoutent pas. Pire encore, à certains endroits, des candidats libéraux et le NPD pensent qu’on devrait définancer la police. Je ne suis pas d’accord. On a besoin d’encore plus de policiers, pas moins.»

Les conservateurs ont aussi l’intention de créer un poste d’«agent de liaison» avec les communautés autochtones, «pour bâtir de la confiance et rebâtir des liens avec les Premières nations et les peuples autochtones urbains».

À ce sujet, ce programme, indique M. O’Toole, «offrira de nouvelles opportunités pour les peuples autochtones de pouvoir servir en uniforme».

Un montant de 100 millions $ est prévu pour la formation des policiers dans les domaines de la cybercriminalité, des violences familiales et des crimes sexuels.

Armes à feu: O’Toole change son fusil d’épaule 

Le chef des conservateurs, Erin O’Toole, a changé son fusil d’épaule, dimanche, et a annoncé qu’il maintiendrait le décret de 2020 interdisant 1500 types d’armes d’assaut, alors que son parti proposait, jusqu’ici, de l’abroger puis de faire un examen «public et transparent» du processus de système de classification.

De passage en Colombie-Britannique cette fin de semaine ci, il a voulu répondre à la «dernière tentative de Justin Trudeau de diviser les Canadiens» en se faisant «parfaitement clair» sur sa position en matière d’armes d’assaut.

Plus tôt dimanche, Justin Trudeau est revenu à la charge contre son principal rival quant à sa position sur les armes d’assaut pendant un discours à Markham, en Ontario.

«Erin O’Toole veut rendre les armes d’assaut légales à nouveau parce qu’il est dans la poche du lobby des armes à feu», a accusé le premier ministre sortant, posté derrière un lutrin affublé d’une arme d’assaut et d’un signe rouge signalant son interdiction.

M. Trudeau a balancé les drames historiques impliquant ce type d’armes qui ont marqué l’histoire du pays: la tuerie de la Mosquée de Québec et celle de Polytechnique à Montréal, mais aussi le massacre de Portapique, en Nouvelle-Écosse, ou encore celui visant des agents de la GRC, à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

«Justin Trudeau a fait de la politique à l’américaine tout au long de cette campagne et il est décevant de voir que cela continue. Il a ignoré la montée des activités criminelles et la contrebande d’armes à feu en provenance des États-Unis», a rétorqué M. O’Toole, qui a déploré la «politisation» du débat sur les armes.

La sortie de M. O’Toole s’est tenue en marge de l’annonce d’une nouvelle proposition, celle d’embaucher 200 nouveaux agents de la GRC pour combattre les gangs ainsi que le trafic d’armes et de drogue dans les régions de Toronto et de Vancouver.

M. O’Toole a manifesté, à plusieurs reprises, son intention de maintenir l’interdiction des armes d’assaut. La promesse d’abroger le décret de 2020 apparaît dans la plateforme du parti.

Durcissement des lois

Les deux partis proposent, à leur manière, un durcissement des lois afin de rassurer les électeurs en ce qui a trait à la montée des crimes violents impliquant des armes.

Samedi, les libéraux ont annoncé leur intention de rendre obligatoire le programme de rachat des armes d’assaut dévoilé en même temps que le décret de mai 2020 interdisant la vente, l’achat ou l’utilisation de 1500 armes de style armes d’assaut.

Initialement, le Parti libéral n’avait pas l’intention de rendre obligatoire ce programme de rachat proposé, qui doit entrer en vigueur l’an prochain.

Ils ont aussi proposé de faire passer de 10 à 14 ans les peines pour trafic d’armes.

«L’année passée, on a banni 1500 modèles d’armes d’assaut et Erin O’Toole veut les rendre légales à nouveau. Il veut aussi annuler les vérifications des antécédents sur toute une vie, faire passer les intérêts du lobby des armes avant ceux des Canadiens. Je n’appelle pas ça du leadership», a martelé M. Trudeau.

«On doit avoir un système juste et efficace pour nos chasseurs et nos tireurs sportifs, mais, en même temps, une approche ciblée sur les gangs de rue et sur la contrebande. L’approche de M. Trudeau est en train de diviser et de tromper les Canadiens», a-t-il dit samedi.

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