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Les professions du bonheur: satisfaite par la conciliation

Catherine Béland
Photo courtoisie Catherine Béland est notaire depuis une quinzaine d’années.

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On associe rarement la profession de notaire au bonheur. Et pourtant, ce métier figure au 12e rang de l’indice du bonheur 2021 de Léger publié par Le Journal.

« Je n’aime pas la chicane. J’aime le droit, mais pas le litige. La conciliation m’est plus naturelle. Ce qui fait qu’avant même l’université, j’avais déjà envie de devenir notaire. L’idée de devenir ce qu’on appelle une “juriste de l’entente” me plaisait beaucoup », relate Catherine Béland.

Notaire depuis une quinzaine d’années, elle ne s’imaginerait pas plus heureuse dans une autre profession.

Un peu plus de 3800 personnes exercent la profession de notaire au Québec. Du nombre, près des deux tiers (63 %) sont des femmes.

On devient notaire après l’obtention d’un baccalauréat en droit, auquel s’ajoutent deux années d’études de maîtrise en droit notarial. 

Une image différente

« À la différence des avocats que l’on voit dans les films, souvent jet set, l’image du notaire paraît toujours plus drabe, déplore Me Béland. Le vieux notaire du village que les gens imaginent ne correspond plus à notre réalité, de plus en plus techno. »

Faut dire que le champ de pratique du notaire est vaste et va bien au-delà des simples questions de succession et de transfert de propriété auxquelles on l’associe le plus souvent.

Associée au cabinet juridique Cain Lamarre, de Montréal, Catherine Béland a choisi par exemple de se spécialiser dans le droit de la copropriété. 

Des chantiers à la rédaction

Concrètement, elle accompagne les promoteurs immobiliers dans le développement de leurs projets, puis les syndicats de copropriétaires dans la suite. 

« C’est un travail beaucoup moins clérical que l’on imagine. On rencontre nos clients, on se déplace sur les chantiers avec nos bottes de construction, on étudie les plans d’arpenteurs et architectes, on fait de la rédaction. Bref, nos journées ne sont jamais tout à fait pareilles. »

L’une des choses qui la rendent la plus fière est lorsqu’au détour d’une promenade à Montréal, elle croise un édifice sur lequel elle a beaucoup travaillé. 

C’est le cas du projet Four Seasons, cet immeuble de grand luxe de 18 étages, construit en lieu et place de l’ancien Hôtel de la Montagne. Les condos des étages supérieurs se vendaient à l’époque de 11,5 M$ à 15 M$.

« Ça fait toujours un petit velours lorsqu’on revoit des projets d’envergure sur lesquels nous avons beaucoup travaillé prendre forme. Je ne suis pas le promoteur ; mais il reste quand même un élément de fierté, je l’avoue. »

Notre dossier complet sur les professions du bonheur :