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Les professions du bonheur: un vrai saut dans le vide

Mélanie Gagné
Photo courtoisie, Mathieu Brien Mélanie Gagné, travailleuse autonome à Matane, dans le Bas-Saint-Laurent, a réussi­­­ à se créer un emploi qui correspond à ses multiples passions et intérêts.

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Rien ne peut faire regretter à une femme du Bas-Saint-Laurent d’avoir choisi de voler de ses propres ailes.

« En devenant travailleuse autonome, j’ai créé un emploi qui correspond parfaitement à ce que je suis. Je me suis offert la chance d’être moi-même et de vivre chaque jour des moments passionnants », explique Mélanie Gagné, qui est à la fois créatrice de contenus, recherchiste, organisatrice d’événements culturels et enseignante en francisation.

Détentrice d’une maîtrise en études littéraires, elle a de multiples passions et intérêts et n’a donc aucune difficulté à porter tous ces chapeaux. 

« Je carbure aux projets, dit-elle. Je peux ainsi choisir ceux auxquels j’ai envie de collaborer. Je peux également être plus présente pour mon fils qui aura bientôt 7 ans. »

Rêve d’Enfance

Mme Gagné est sa propre patronne depuis cinq ans. C’est au retour de son congé de maternité que cette recherchiste à la station de Radio--Canada à Matane, a décidé de réorienter sa carrière. 

« J’avais envie de faire autre chose. ».

Elle a profité du programme Soutien au travail autonome d’Emploi-Québec qui offre conseils et soutien financier pendant près d’un an pour se lancer à son compte. 

« Depuis l’enfance, je disais que je voulais être entrepreneure, mais je n’arrivais jamais à mettre le doigt sur le projet qui était pour moi parce que j’ai toujours des idées à la tonne. C’est durant le programme que j’ai trouvé : j’allais vendre mes idées pour vivre ! J’ai précisé mon offre de services et je me suis lancée. »

« Je suis super contente d’avoir fait le saut. Je ne fais pas ça en attendant de me trouver un “vrai” travail », ajoute-t-elle.

Une clientèle bien établie

Les contrats n’ont pas tardé à affluer, tellement qu’elle a songé pendant un moment à engager des employés. 

« J’y ai renoncé en me disant que je ferais alors plus de gestion que de création alors que ma force, c’est d’être créatrice. J’ai plutôt appris à dire non à des contrats. »

Des périodes creuses, elle en a eu, mais pas beaucoup. Sa clientèle est maintenant assez bien établie pour qu’elle n’ait pas besoin de faire de démarchage. 

Ses clients sont aussi diversifiés que ses services. Elle crée du contenu pour diverses publications, développe des projets pour des organismes et des entreprises de Matane, et même de la Gaspésie, et donne en plus des cours de francisation pour les nouveaux arrivants. 

Elle vit quand même une certaine insécurité, commune à bien des travailleurs autonomes.

« J’ai l’impression que je ne peux pas être malade », dit celle qui a eu récemment des ennuis de santé qui l’ont obligée à s’arrêter pendant quelques semaines. 

Ce n’est toutefois pas suffisant pour la faire dévier de son parcours, au contraire. 

« J’ai plutôt commencé à magasiner une assurance maladie pour travailleurs autonomes », lance-t-elle.

Notre dossier complet sur les professions du bonheur :

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