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Déploiement policier à Sainte-Paule: un voisin du suspect raconte

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Malgré un déploiement policier sans précédent dans la municipalité de Sainte-Paule, au Bas-Saint-Laurent, un sentiment de sécurité habitait certains résidents, dont un voisin du suspect à l’origine d’une alerte AMBER.

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Dan Bérubé, qui habite une maison en face de celle du suspect, a indiqué qu’il n’avait pas connaissance que ce dernier était revenu dans son domicile, samedi.

«Je l’ai su par les policiers (...) qu’il était revenu à la maison», a-t-il souligné, en entrevue à LCN.

Les policiers lui ont alors demandé de ne pas sortir de sa demeure, de verrouiller les portes et de rester loin des fenêtres par mesure de précautions, a-t-il raconté.

«C’est stressant un peu, mais il y avait quand même assez de policiers. On pouvait dire qu’on pouvait se sentir en sécurité un peu», a-t-il dit.

Pendant que le suspect était barricadé chez lui avec l’enfant, Dan Bérubé raconte que la route était fermée dans les deux directions. Il estime qu’il y avait au moins une vingtaine de voitures de police.

Même s’il ne connaissait pas personnellement son voisin, M. Bérubé savait que la maison d’en face était celle du suspect. Il raconte également y avoir vu des policiers par le passé.

«On savait déjà que c’était chez eux. C’est pas la première fois qu’on voyait des policiers là. On voyait souvent des va-et-vient policiers», a-t-il précisé.

Selon Dan Bérubé, les policiers seraient intervenus au domicile du suspect à une quinzaine de reprises dans la dernière année.

«Probablement qu’il y avait (des voisins) qui faisait des plaintes parce que c’est un monsieur qui faisait souvent du quatre roues la nuit», a-t-il mentionné.

Un mystère persiste toutefois dans cette affaire : comment l’individu a-t-il pu regagner son domicile alors que la maison était sous surveillance policière?

«Elle était gardée 24h/24 la maison. Je me demande comment ils ont fait pour retourner dans la maison. Il y a toujours eu du monde ici autour», a témoigné l’homme.

Malgré l’ambiance surréelle des derniers jours dans la petite communauté, le sentiment de sécurité était présent chez lui. Dan Bérubé craignait davantage pour la vie du petit garçon de 3 ans.