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Élections municipales: l’absence de piscine municipale intérieure à Trois-Rivières fait jaser

Élections municipales: l’absence de piscine municipale intérieure à Trois-Rivières fait jaser
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Il n’y a pas de piscine publique municipale intérieure à Trois-Rivières malgré sa population de 140 000 habitants, une situation qui ne passe pas inaperçue à l’approche des élections de novembre.

Un sondage Léger commandé par la Ville de Trois-Rivières en juin indique que 78 % des citoyens sont favorables à ce qu’il y ait des investissements pour bonifier l’offre de piscines intérieures.

Les piscines intérieures accessibles à Trois-Rivières sont exclusivement gérées par les institutions scolaires, soit le cégep, l’université et le centre de services scolaire (anciennement appelé commission scolaire), responsable d’une piscine en fin de vie utile.

«J’ai beaucoup entendu parler du besoin d’une piscine intérieure municipale, a mentionné Valérie Renaud-Martin, conseillère municipale et candidate à la mairie, qui demandait ‘’ce qu’il manquait à Trois-Rivières’’, dans le cadre d’une formule vox pop durant sa campagne électorale. Il y a un trou dans l’offre pour les familles qui veulent simplement initier leurs petits à la nage libre.»

Mme Renaud-Martin affirme aussi que les piscines sur le territoire de la ville sont surtout centrées sur le sport compétitif.

«Les piscines compétitives doivent être maintenues à un faible degré de température pour permettre aux muscles des nageurs de performer, a-t-elle expliqué. Ça ne permet pas d’avoir une expérience agréable pour les aînés et les enfants, par exemple.»

Jean-Claude Ayotte, chef du parti Action civique Trois-Rivières, qui se présente comme conseiller municipal, a dressé une liste de villes plus petites en population qui ont ou auront officiellement un centre aquatique.

Mascouche, Saint-Hyacinthe, Granby, Sorel-Tracy et Terrebonne comptent notamment parmi celles-ci.

Son parti souhaite la création d’un complexe aquatique avec une piscine, une barboteuse, des bains thérapeutiques, etc. Le tout coûterait entre 24 et 36 millions $, selon ses estimations.

«Tu ne peux pas passer à côté d’installations comme ça quand tu es la neuvième plus grosse ville au Québec, a dit M. Ayotte, en entrevue. Et ces projets sont souvent financés un tiers par la Ville, un tiers le provincial et un autre le fédéral.»

Pour Jean Lamarche, l’actuel maire de Trois-Rivières qui tentera de conserver son poste cet automne, il est prématuré de se prononcer sur la nécessité de construire ou non un nouveau bassin ou une nouvelle infrastructure.

«On a toujours l’œil ouvert, mais il faut travailler à optimiser ce que l’on a déjà, a affirmé M. Lamarche, lorsque nous l’avons questionné sur le sujet. Et il faut toujours le faire dans le respect de la capacité de payer des citoyens.»

Le maire a ajouté que des démarches sont en cours avec les partenaires (cégep, université, etc.) pour avoir une offre de services beaucoup plus améliorée et une facilité d’accès pour les enfants ou les personnes à mobilité réduite.

Pierre Côté, aussi candidat à la mairie, croit que peu importe le coût, une ville de l’importance de Trois-Rivières se doit d’offrir ce genre de service.

«C’est plus important dans la mentalité des décideurs de Trois-Rivières d’avoir un colisée pour une équipe de hockey que d’avoir une piscine pour la population», a déploré Pierre Côté.

Le sondage Léger révèle aussi que 21 % des Triflluviens sont allés se baigner au moins une fois dans une piscine de la ville (intérieure ou extérieure) au cours des trois dernières années.

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