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Les avocats de Camara répliquent au rapport du juge Dionne

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Les avocats de Mamadi Camara, qui a été accusé à tort d'avoir agressé un policier montréalais, ont exprimé mardi leur désaccord avec le rapport du juge Louis Dionne, qui conclut que l’homme n'a pas été victime de profilage racial.

Lors d’un point de presse, Me Virginie Dufresne-Lemire et Me Alain Arseneault ont indiqué qu’ils pensaient que les conclusions de cette enquête interne étaient erronées et qu’il y avait bien eu du profilage racial.

«Comment expliquer que l’enquête a été aussi mal faite? Qu’autant d’éléments importants aient été mis de côté ou n’ont pas été analysés à temps? L’incompétence, la négligence grossière, le racisme systémique et les biais inconscients apportent, selon nous, un éclairage essentiel», a fait savoir Me Virginie Dufresne-Lemire.

Les avocats ont mis de l’avant le fait que plusieurs policiers du SPVM doutaient de la culpabilité de leur client, mais que personne n’avait parlé. Un silence qui traduirait le fait qu’il y a eu du profilage racial selon eux.

L’avocate de M. Camara a confirmé, par ailleurs, que son client poursuivait toujours le Service de police de la Ville de Montréal, le DPCP et la Ville de Montréal pour 1,2 million de dollars.

«Nous croyons qu’un procès est important et qu’il permettra de faire la lumière sur les causes des événements.» 

Rappelons que dans son rapport déposé la semaine dernière, le juge Louis Dionne indiquait que la procureure ayant autorisé le dépôt des accusations contre Mamadi Camara avait «respecté les principes juridiques applicables et les normes prévues à la directive ACC-3 du DPCP».

Le juge concluait également à la lumière des éléments et des témoignages que M. Camara n’a pas été victime de profilage racial.