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Les bains de foule: «il n’y a rien de plus cauchemardesque», dit un expert en sécurité

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Les équipes de sécurité des différents candidats politique ont de plus en plus de travail à faire pour étouffer les menaces durant cette campagne électorale. Depuis quelques jours, Justin Trudeau est la cible de plusieurs débordements et les agents de sécurité sont plus nombreux près de lui.

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«Il y a une équipe de sécurité autour et on voit que son équipe a été renforcée depuis les évènements», observe Claude A. Sarrazin, expert en sécurité pour SIRCO.

La campagne du chef libéral est axée sur les contacts entre les gens. Depuis le début, Justin Trudeau va sur le terrain, rencontre les citoyens et se met dans une position plus vulnérable du point de vue de sa sécurité.

«Les bains de foule, c’est très positif au point de vue médiatique et ça donne souvent l’image très flatteuse au point de vue du candidat. Malheureusement, en matière sécurité, il n’y a rien de plus cauchemardesque pour essayer de protéger quelqu’un dans ce contexte-là et on sait très bien que si la personne vit un attentat dans un tel contexte, la sécurité va être blâmée pour avoir connu un manquement», explique Claude A. Sarrazin. 

Questionné lors de son passage à 100% Nouvelles, mardi, sur la possibilité de voir le premier ministre sortant porter une veste par balle, l’expert est resté prudent et a précisé que les politiciens ne sont pas très ouverts à ce genre d’idée habituellement.

«Il faut vraiment une menace évidente pour qu’ils acceptent de porter ce genre de stratagème là, donc, ça me surprendrait énormément», mentionne Claude A. Sarrazin.

Le travail des équipes de sécurité est un peu plus difficile cette année en raison de la COVID-19, selon Claude A. Sarrazin. 

«Malheureusement, les équipes de sécurité qui s’occupent de chacun des candidats ont à s’occuper de différentes menaces qui viennent de toute sorte de sources.»

Une plainte pour passer un message

M. Sarrazin croit que Justin Trudeau a commis une erreur en ne portant pas plainte contre les individus qui l’ont attaqué dernièrement.

«Le fait de lancer des roches contre un politicien constitue un acte criminel et je pense que c’est une mauvaise idée de ne pas déposer de plainte contre la personne qui a effectué cela, ça envoie un mauvais message à d’autres individus qui pourraient faire comme lui ou pire encore», explique Claude A. Sarrazin, expert en sécurité pour SIRCO.