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L’arrogance dure depuis trop longtemps

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La Commission scolaire English-Montréal (CSEM) exige du gouvernement du Québec le retrait du projet de loi 96 sur la langue française.

Elle souhaiterait que la Cour suprême se prononce sur sa légalité. Elle prétend qu’il subsiste de nombreux doutes sur le recul du français. 

Elle nie également l’existence d’une nation québécoise. Elle considère le Québec comme une province parmi d’autres au sein de la nation canadienne. Elle s’oppose ainsi à une modification unilatérale de la Constitution.

Si nous poussons plus loin le raisonnement, il ne nous reste qu’à nous fondre dans la masse anglophone canadienne !

Et pourtant

Les données que nous fournit le professeur retraité Charles Castonguay de l’Université d’Ottawa, depuis des années, ne laissent aucun doute sur le recul de la langue française partout au Canada.

Le professeur a d’ailleurs présenté un mémoire percutant en commission parlementaire sur le fiasco de la politique linguistique canadienne. Les Éditions du Renouveau québécois viennent de le faire paraître.

D’autres études et rapports de centres de recherche et d’institutions crédibles foisonnent sur le sujet et concluent à de sérieux reculs sur l’usage de la langue française.

Le laisser-faire du PLQ, pendant des années, au regard de la langue explique le retard pris dans la promotion et la défense de notre langue.

Pas de pays

Il y a de quoi s’inquiéter pour notre caractère distinctif avec l’arrogance manifestée par la CSEM face à un projet de loi où les dents sont loin d’être des crocs bien affilés.

On peut également douter de la persistance des partis fédéraux à soutenir le projet caquiste après les élections.

Le Canada est un pays anglophone aux traditions britanniques, c’est-à-dire avec un pouvoir quasi monarchique du premier ministre.

En attendant le pays du Québec, le salut de la langue française passe par un gouvernement minoritaire à Ottawa et une forte présence bloquiste !