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Le gouvernement Legault sur le point «d’abuser» de l’urgence sanitaire, clame le PQ

Le gouvernement Legault sur le point «d’abuser» de l’urgence sanitaire, clame le PQ
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LA MALBAIE | Le gouvernement Legault a quelques semaines pour planifier le retrait de l’urgence sanitaire, sans quoi il abusera des pouvoirs extraordinaires qui lui sont conférés par la loi sur la santé publique, avertit le Parti québécois.

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« C’est au cours des prochaines semaines qu’on va voir si le gouvernement abuse du pouvoir qui lui est dévolu par la loi sur la santé publique, car il dit lui-même qu’il faut vivre avec le virus, et ça inclut les institutions démocratiques. On jugera de sa bonne foi », a lancé le chef parlementaire du PQ Joël Arseneau lors d’un point de presse à La Malbaie, en marge du caucus présessionnel de son parti.

« Le pouvoir est grisant. Le gouvernement semble hésiter à laisser aller ces pouvoirs extraordinaires », a-t-il ajouté. 

  • Écoutez l'analyse de Philippe-Vincent Foisy et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:  

Ce n’est pas la première fois que le PQ demande la fin de l’urgence sanitaire. Mais cette fois-ci, le parti propose une voie de passage que le gouvernement doit emprunter pour mettre fin à cette situation exceptionnelle : l’adoption par l’Assemblée nationale d’une loi transitoire qui permettra à l’État de conserver pour « un certain nombre de mois, voir d’année » une série de décrets qu’il faut garder « pour passer au travers » de la quatrième vague, notamment.

« Il y a des mesures qui ont été mises en place qui doivent perdurer dans le temps, mais ça ne justifie pas que le gouvernement ait les pouvoirs extraordinaires qu’il possède présentement », dit le député des Îles-de-la-Madeleine.

Plus de place pour l’opposition

À son avis, le gouvernement s’est accoutumé à conclure des appels d’offres de gré à gré et à prendre des décisions importantes par la simple signature de décrets. « Il s’est habitué à gouverner sans aucun débat, avec un groupe restreint autour du premier ministre, en conservant l’information pour lui-même, avec des tribunes pour le faire, avec des sondages », a-t-il dit.

Grâce à ses pouvoirs, M. Legault « contrôle l’agenda et prend toutes les décisions », ce qui étouffe les partis d’opposition, a déploré M. Arseneau.« On ne peut plus parler d’urgence », a-t-il souligné. On connait la COVID-19, ses effets sur le système de santé et on doit trouver une façon de la combattre avec les institutions démocratiques, a-t-il ajouté.

Le caucus du PQ s’est déroulé durant deux jours dans la région de Charlevoix, à La Malbaie et six élus étaient présents. La députée de Duplessis Lorraine Richard n’était pas présente pour des raisons médicales. La formation politique mise sur l’environnement pour redresser la barre, et a promis la veille un « automne climatique » à l’Assemblée nationale.

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