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Recourir aux agents de sécurité pour certaines tâches des policiers permettrait d’économiser des millions, selon l’IEDM

Recourir aux agents de sécurité pour certaines tâches des policiers permettrait d’économiser des millions, selon l’IEDM
Photo d'archives

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La police pourrait coûter beaucoup moins cher aux contribuables si certaines tâches administratives et secondaires, comme la circulation, étaient déléguées à des agents de sécurité, selon une étude de l’Institut économique de Montréal (IEDM). 

Selon cette étude dévoilée mercredi, les contribuables pourraient économiser de 525 à 615 millions $ par an si 20 % et moins des tâches secondaires des policiers étaient déléguées à des agents de sécurité.

Le document, intitulé «Laissons les policiers faire leur travail et les entrepreneurs s’occuper du reste», propose une façon plus économique de répartir les tâches policières, tout en améliorant la qualité des services à la population.

Selon l’IEDM, seulement 10 % des tâches effectuées par les policiers québécois font appel à l’ensemble des compétences issues de leur formation spécialisée.

Concrètement, les quelque 15 622 policiers du Québec consacrent près de 13 millions d’heures à la rédaction de rapports et à l’exécution d’autres tâches administratives qui prennent beaucoup de temps à accomplir.

Ce travail coûte cher aux contribuables, considérant que la rémunération annuelle médiane d’un policier québécois s’élève à près de 117 000 $.

Exemples ailleurs

En comparaison, l’Alberta compte 7687 policiers, qui touchent une rémunération annuelle moyenne de plus de 133 000 $. Ils consacrent environ six millions d’heures par an à ces tâches administratives. Celles-ci pourraient être déléguées à des agents de sécurité qui gagnent entre 49 000 $ et 53000 $ annuellement, selon la province.

«Le recours à des agents de sécurité au sein des forces policières en place se ferait de manière progressive, en remplaçant peu à peu certains policiers qui partent à la retraite ou qui quittent le service pour d’autres raisons», peut-on lire dans le document de l’IEDM.

Les communautés qui ont opté pour cette façon de faire, comme le Royaume-Uni par exemple, ont observé une baisse du taux de criminalité, en plus de réaliser des économies.

«La satisfaction professionnelle des policiers ne pourra qu’augmenter alors qu’ils se concentreront sur les tâches pour lesquelles ils ont été formés», a indiqué l’économiste Olivier Rancourt, coauteur de l’étude.