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Accoucher sans être accompagnée: une crainte qui persiste chez les femmes enceintes

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Québec obligera les visiteurs des hôpitaux à être vaccinés dès le 15 octobre, secouant de nouveau le milieu de la périnatalité.

Les femmes enceintes craignent de ne pas pouvoir être accompagnées lors de leur accouchement.

«Lorsqu’on est enceinte, on doit déjà flirter avec l'imprévisibilité de cette période-là. Donc, ajouter n'importe quoi là-dessus, ça amplifie le stress grandement», a affirmé Annick Bourbonnais, présidente de l’Association québécoise des Accompagnantes à la Naissance.

Le gouvernement doit apporter des précisions au cours des prochaines semaines.

«Le droit d'accoucher avec la personne de son choix est un droit à défendre selon nous. Qui va prendre les décisions s’il n'y a pas le deuxième parent? Sans parler de l'impact sur le long terme: le stress post-traumatique, la prématurité, l'hypertension... il y a des dommages collatéraux à devoir donner naissance dans un contexte de stress, dans un contexte hostile. En plus de devoir le faire potentiellement seule», a renchéri Annick Bourbonnais.

Jeudi après-midi, le regroupement Les Sages-femmes du Québec a reçu la confirmation des autorités que le premier accompagnateur ne sera pas considéré comme visiteur. Toute personne qui accouche aura à ses côtés la personne significative de son choix, quel que soit le statut vaccinal.

Vaccination chez les femmes enceintes

Il reste encore beaucoup de sensibilisation à faire concernant la vaccination auprès des femmes enceintes. Certains spécialistes estiment que seulement 50% de leur clientèle a reçu les deux doses.

«On recommande toujours la vaccination de nos femmes enceintes. Depuis le mois d'avril qu'on le recommande. On a une clientèle qui est sous-vaccinée», a confirmé Dr Jean-Philippe Blais, médecin à la Clinique de périnatalité de Trois-Rivières.

La fermeture des cliniques désignées d'évaluation, dont Cloutier du Rivage, met depuis lundi une pression de plus dans les cliniques de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Le personnel se retrouve avec des patients qui ont des symptômes d'allure grippale ou gastro-intestinale augmentant ainsi le risque de contracter le virus pour des femmes enceintes.

«Ça nous préoccupe parce qu'on se retrouve avec de la clientèle de zone rouge dans nos installations et nous avons des patientes non vaccinées et des bébés», s’est inquieté le Dr Jean-Philippe Blais.