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Alzheimer: une innovation québécoise pour réduire les risques d'avoir la maladie

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Deux chercheuses québécoises ont développé une nouvelle application web destinée aux adultes de 45 à 70 ans, pour prévenir et diminuer le risque de développement de maladies cognitives, dont l’Alzheimer.

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L’application Luci développée par l’entreprise Lucilab en collaboration avec un panel de chercheurs est axée sur la saine alimentation, l’activité physique et la stimulation intellectuelle.

Les Dres Isabelle Lussier et Sylvie Belleville évoquent une solution «prometteuse» pour freiner la maladie d’Alzheimer, qui touche de plus en plus de personnes.

«Le mode de vie a un impact majeur sur le risque de développer la démence. Des recherches ont montré que les personnes avec un niveau d’activité physique élevé ont moins de risques de développer un déclin cognitif», a indiqué la Dre Belleville, experte en neuroscience cognitive et chercheuse sur la maladie d’Alzheimer.

«L’alimentation de type méditerranéenne avec consommation d’huile d’olive, ainsi que le fait de mener une vie intellectuellement stimulante, notamment en termes de profession ou de loisirs, apportent aussi de nombreux bienfaits cognitifs», a-t-elle expliqué.

«La pandémie a éveillé plusieurs Québécois quant au sort des aînés et à l’importance de vieillir en santé. [...] C’est très positif et nous espérons que cette prise de conscience favorise l'adoption de mesures préventives comme l'utilisation de Luci», a mentionné Marc-André Chagnon, président de Lucilab.

Les chercheurs comptent entamer cet automne la deuxième phase de validation scientifique.

«Notre première étude a montré qu’une approche numérique comme celle de Luci peut effectivement entraîner des changements cliniquement significatifs dans le mode de vie des participants. On tente maintenant de vérifier si ces effets peuvent être reproduits à plus grande échelle», a dit la Dre Lussier, directrice de la recherche chez Lucilab.

Au Canada, plus de 564 000 personnes vivent avec une maladie cognitive, la maladie d’Alzheimer étant la plus répandue. Ce nombre passera à 937 000 d’ici 2031, soit une augmentation de 66%, entraînant des coûts directs de 16,6 milliards de dollars.

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