/news/elections
Navigation

Blanchet dit non à une coalition

Blanchet dit non à une coalition
PHOTO POOL ADRIAN WYLD / THE CANADIAN PRESS

Coup d'oeil sur cet article

Yves-François Blanchet a fermé la porte à toute tentative de coalition éventuelle, alors qu’à ce stade-ci les probabilités d’un prochain gouvernement minoritaire sont plus que bonnes. 

• À lire aussi - Élections fédérales: pensée magique et prise de bec au débat

«Nous n’avons aucune velléité de participer à un gouvernement de coalition. Vous ne verrez jamais autour de la table du conseil des ministres du Canada quelqu’un du Bloc québécois, assurément, tant que moi je serai là où je suis», a déclaré le chef bloquiste.

Selon lui, «l’obligation pour un gouvernement ou un parti quel qu’il soit de s’assurer qu’à chaque fois qu’il veut l’appui du Bloc québécois, il devra faire quelque chose pour le Québec, c’est la meilleure garantie qu’on ne peut pas avoir», a-t-il ajouté.

M. Blanchet se trouvait toujours à Gatineau jeudi, où se tiendra le deuxième débat des chefs en soirée, au Musée canadien de l’histoire. Il s’agira du seul débat des chefs en anglais de la campagne électorale.

«Pétage de coche»

En point de presse matinal, il est revenu sur le vif échange qu’il a eu la veille avec Justin Trudeau à propos de la légitimité du Parlement pour représenter adéquatement les intérêts du Québec.

«Je suis d’accord avec M. Trudeau quand il dit qu’il ne faut pas dire aux peuples autochtones quoi faire et quoi penser. Mais s'il ne faut pas dire aux autochtones quoi faire ou quoi penser, pourquoi dit-il à la nation québécoise quoi faire et quoi penser?» avait demandé M. Blanchet à son opposant.

Piqué au vif, M. Trudeau a vivement répondu qu’il est un «fier Québécois, que j’ai toujours été Québécois et que je serai toujours Québécois, et je suis là avec mon mot à dire», pendant que le chef bloquiste lui demandait de «relaxer».

«Je n’ai pas dit qu’il n’était pas Québécois, qu’il l’était le mercredi après-midi, qu’il était né à Ottawa, je n’ai rien dit de ça», a déclaré le chef du Bloc québécois, qui s’est moqué du «pétage de coche» de son vis-à-vis. «Il avait appris un petit bout de pièce de théâtre par cœur, il l’a livré avec une grande passion, ça ne l’amènera pas aux Oscars, et il n’a pas répondu.»

Ce dernier a dit avoir «hâte» de débattre en anglais.

«Ça va être intéressant de confronter les chefs dans l’autre langue pour essayer de voir les choses qui ont été dites pour séduire les Québécois. On pourrait se réveiller avec deux-trois contradictions.»

LISEZ TOUTES NOS CHRONIQUES SUR LE 2E DÉBAT  

À VOIR AUSSI...