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Tensions diplomatiques: Canada Goose est sanctionnée en Chine

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Le manufacturier de manteaux Canada Goose fait de nouveau les frais du climat de fortes tensions diplomatiques qui continue d’opposer Pékin à Ottawa.

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L’entreprise, dont une part de la production est concentrée à Boisbriand, a récemment été condamnée par la Chine pour avoir prétendument induit les consommateurs en erreur. 

« Il s’agit clairement d’un geste de nature géopolique », estime Carl Boutet, un consultant montréalais spécialisé en stratégie de commercialisation et de mise en marché à l’international. « Je ne vois pas d’autres explications. » 

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La Chine reproche à Canada Goose d’avoir affirmé dans ses publicités utiliser « le matériau le plus chaud des Huttérites », en référence aux duvets d’oies parmi les plus luxueux au monde produit par ces communautés.

Le régulateur chinois estime qu’une telle prétention est fausse étant donné que la plupart de ses vêtements utiliseraient d’autres matières. En guise de pénalité, l’Organisme de réglementation lui a infligé une pénalité de 71 000 $ US.

Mea culpa de la canadienne

« Le montant est somme toute symbolique. C’est la publicité négative qu’elle lui apporte qui pourrait finir par lui être nuisible », analyse M. Boutet, rappelant que le gros de la croissance de l’entreprise lui vient des consommateurs chinois.

Tentant de limiter les dégâts, Canada Goose a choisi d’adopter un profil bas, lorsque contacté par Le Journal. « Plus tôt cette année, un mauvais alignement du texte a été détecté sur un site partenaire, Tmall [...]. L’erreur a été corrigée immédiatement », s’est contentée de répondre l’entreprise en guise de réaction.

Joint par Le Journal, le Consulat général de la République populaire de Chine à Montréal a déploré par courriel pour sa part « l’interprétation politisée » de cet événement par la presse étrangère.

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Il a réitéré par ailleurs le fait que la publicité de Canada Goose contenait des déclarations qui « ne [correspondaient] pas à la réalité et [risquaient] de tromper les acheteurs ». « La plupart de ses produits sont en fait fabriqués avec d’autres matériaux. Ce qui constitue une publicité mensongère. »

Le titre du manufacturier a reculé de 5,57 % hier, pour clôturer à 48,17 $ à la Bourse de Toronto. Depuis un mois, son action a perdu 12,13 % de sa valeur.

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