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Débat des chefs: un match nul

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Le deuxième débat des chefs en français ne va pas changer drastiquement le cours de cette campagne.

Les cinq chefs ont joué la trappe en lançant la rondelle dans le fond de la zone adversaire sans compter de buts. 

Pour les téléspectateurs, c’était sans doute plus éducatif, mais pas très intéressant pour ceux qui souhaitent un débat d’idée.

Un seul échange enflammé

Les uns après les autres, ils ont répété les lignes préparées durant la journée avec leur équipe. 

Une exception à la règle.

Yves-François Blanchet a réussi à faire sortir le chef libéral de ses gonds quand il lui a demandé de respecter le Québec. Sans hésiter, M. Trudeau a rappelé qu’il était un Québécois et que le Bloc n’avait pas le monopole au Québec.

Cependant, quand on suit la logique de M. Trudeau, il peut être paternaliste avec le Québec étant donné qu’il est Québécois.

Avant cet échange, M. Trudeau n’a pas encore réussi à nous expliquer quel élément de son programme n’aurait pas vu le jour avec son gouvernement minoritaire. 

Un boulet qui va le suivre jusqu’à la fin.

Erin O’Toole a profité de cette deuxième joute oratoire en français pour donner plus de détails sur son plan et son contrat avec les Québécois. Une bonne chose pour les électeurs qui comprennent mieux où le chef conservateur voit le pays dans quelques années.

Échauffement pour aujourd'hui

Manifestement, les chefs ont utilisé ce débat pour se réchauffer en vue du premier et dernier débat en anglais aujourd'hui.

Le format utilisé ne favorise pas l’éclosion d’un gagnant, mais si c’est le cas ce soir, cette personne risque fort bien de remporter les grands honneurs le 20 septembre.  

On s’entend que la pression va être énorme pour M. Trudeau et M. O’Toole. 

Les deux ne vont pas seulement jouer leur avenir personnel, mais également celui de tout le pays.