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Un promoteur rassuré: la discipline de la terre battue a survécu à la pandémie

Les pilotes de terre battue ont tellement apprécié leur participation au récent Grand Prix de Trois-Rivières qu'ils souhaitent la renouveler l'an prochain.
Photo courtoisie, Paolo Pedicelli Les pilotes de terre battue ont tellement apprécié leur participation au récent Grand Prix de Trois-Rivières qu'ils souhaitent la renouveler l'an prochain.

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C’est un promoteur rassuré que nous avons rencontré il y a quelques semaines à l’Autodrome Granby.

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Au plus fort de la pandémie, des programmes ont été annulés ou présentés devant une poignée de spectateurs. On a même installé des écrans géants à l’extérieur de la piste pour que les amateurs puissent visionner les courses. Comme au ciné-parc.  

Respecter les consignes sanitaires et comprendre les exigences de la Santé publique ont été un défi de taille pour cet organisateur chevronné d’épreuves sur terre battue.  

« J’ai essayé de me réinventer, a indiqué Dominic Lussier. Mais autant nous, les organisateurs que les équipes, on n’a jamais abandonné. Nos amateurs ont également été fidèles. »  

Taux de participation élevé

Les récents programmes de compétition à l’Autodrome Granby ont attiré un public nombreux.  

Donovan Lussier (à gauche) et son père Dominic, promoteur à l'Autodrome Granby, se réjouissent de l'engouement pour la discipline de la terre battue au Québec.
Photo Louis Butcher
Donovan Lussier (à gauche) et son père Dominic, promoteur à l'Autodrome Granby, se réjouissent de l'engouement pour la discipline de la terre battue au Québec.

« Ce qui me rassure, poursuit-il, c’est que malgré cette fichue de pandémie, on a un taux de participation formidable. En catégorie Sportsman, quelque 66 voitures ont roulé chez nous à Granby cette année. Le monde de la terre battue se porte bien au Québec. »  

« J’apprécie aussi l’entraide entre les différents promoteurs de la province qui ont la terre battue à cœur. On a fait attention à nos calendriers pour éviter des chevauchements de dates, à Drummond et à Cornwall notamment. 

La pandémie a néanmoins privé l’Autodrome Granby de gros événements qui ont fait sa réputation.  

« Avec l’ouverture des frontières, on souhaite notamment que la série Empire Super Sprint revienne l’an prochain, souligne Lussier. On espère aussi que la crème des pilotes américain de la classe des Gros Blocs nous visitera de nouveau. Le retour du Défi vision Mira est évidemment dans nos plans. » 

Vitrine privilégiée

Lussier a été l’un des grands artisans de l’ajout à la programmation du Grand Prix de Trois-Rivières le mois dernier, du « Défi urbain Chevrolet », une course qui mettait aux prises les habitués de la terre battue.  

« Autant ç’a été stressant de l’organiser, autant nous avons tous vécu un beau week-end, de relater Lussier. Dans l’ensemble, cette première aventure a été couronnée de succès et on veut certes y retourner l’an prochain. 

« En apportant quelques ajustements, mais... pas trop, insiste-t-il. Une des beautés de notre présence, renchérit-il, c’est qu’on avait des voitures capricieuses à piloter. Cette situation créée des opportunités et des dépassements. 

« Les amateurs ont apprécié le spectacle même s’il y a eu deux drapeaux jaunes de trop en début de course. On va corriger le tir. 

« Nos pilotes, eux, ont pu profiter d’une visibilité exceptionnelle. Ils ont apprécié une couverture médiatique à laquelle ils n’étaient pas habitués. Notre sport s’est fait voir d’une autre façon. » 

Lussier est convaincu que le taux de participation sera encore plus élevé l’an prochain si l’invitation lui est lancée. 

« Vingt-sept pilotes se sont inscrits au GP3R cette année, prétend-il. Or, ils seront plus nombreux l’an prochain. Bon nombre ont regretté de ne pas s’y être présenté en 2021. 

« Chacun y voit son compte. Autant nous que le GP3R, allons attirer un nouveau public qui va apprendre à connaître deux disciplines différentes. » 

Hébert recordman

David Hébert a été couronné champion dans la classe des Modifiés vendredi dernier à Granby pour la sixième fois de sa brillante carrière. Du jamais vu. 

Un titre qui lui permet maintenant de devancer son grand rival, François Bernier, qui en compte cinq. Hébert est l’un de ceux qui a apprécié son expérience au GP3R. 

« On est sortis de notre zone de confort, mais je suis prêt à y retourner l’an prochain, dit-il. C’est certain qu’il faudra améliorer certaines choses dont le comportement de la voiture dans les virages vers la droite pour éviter qu’il y ait trop de drapeaux jaunes. Sans toutefois débourser trop d’argent. » 

David Hébert, un des ténors de la terre battue au Québec, se dit prêt à revivre l'expérience au Grand Prix de Trois-Rivières l'an prochain.
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin
David Hébert, un des ténors de la terre battue au Québec, se dit prêt à revivre l'expérience au Grand Prix de Trois-Rivières l'an prochain.

Hébert y est aussi allé d’une suggestion pour l’an prochain à Trois-Rivières : « On souhaite courir le dimanche et pas le samedi, dit-il. Beaucoup de monde nous ont dit que le spectacle était meilleur que celui de la série NASCAR Pinty’s. »  

Baisser de rideau

Lussier est aussi en faveur de ce déplacement d’horaire au GP3R, tout comme son fils, Donovan, pilote régulier de terre battue.  

Incidemment, l’Autodrome Granby présentera ce vendredi son dernier programme de courses de la saison. Des finales dans les catégories Sportsman (75 tours) et Pro Stock (50) vont mettre fin au parcours en 2021 de la piste de terre battue le plus rapide au pays.