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«Les valeurs québécoises, nous les partageons», lancent les libéraux

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Photo La Presse canadienne

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La vice-première ministre et le président du Conseil du Trésor ont assuré que les libéraux partagent les valeurs québécoises, quelques heures après la sortie de François Legault invitant les nationalistes québécois à se «méfier» du Parti libéral en raison de leur programme «dangereux». 

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Chrystia Freeland et Jean-Yves Duclos ont eu à se positionner sur cette déclaration lors d’un point de presse virtuel en début d’après-midi jeudi.

D’entrée de jeu, Jean-Yves Duclos a voulu «servir une petite mise en garde» à ses «concitoyens du Québec» contre le NPD, le Parti conservateur et le Bloc, les premiers étant «ouverts» à collaborer avec les deuxièmes et les troisièmes n’étant pas en mesure de bloquer les «politiques rétrogrades» des conservateurs.

«Les valeurs québécoises, nous les partageons», a martelé M. Duclos, alors que la ministre Freeland a fait montre à plusieurs reprises de son «respect» pour le Québec.

«Évidemment, je ne suis pas québécoise. Mais je suis une femme, je suis une mère, et je suis une très fière féministe. Je veux vraiment saluer le leadership des féministes du Québec qui ont créé un système des garderies au Québec, un système qui est le modèle maintenant pour tout le Canada», a fait savoir Mme Freeland qui a par ailleurs indiqué avoir consulté l’ancienne première ministre québécoise Pauline Marois.

Elle a aussi souligné qu’elle «travaille très bien» avec le ministre des Finances du Québec, Éric Girard.

«Quelqu’un, quelque part, croit-il vraiment que les valeurs québécoises sont plus proches des valeurs conservatrices que des valeurs progressistes? Ça me semble un peu fort en café», a laissé M. Duclos.

Ce dernier a rappelé qu’un gouvernement conservateur «déchirerait» l’entente conclue entre Ottawa et Québec au sujet des garderies et suggéré qu’un gouvernement conservateur ramènerait le pays à l’époque de Stephen Harper.

Les deux ministres n’ont pas voulu spéculer sur l’impact que pourrait avoir la prise de position de François Legault. Ils n’ont pas non plus voulu se prononcer sur les demandes de M. Legault au sujet du rapatriement total des pouvoirs en immigration et en matière de langue au travail.

Rappelons que le chef de la Coalition avenir Québec a invité jeudi les nationalistes québécois à miser sur le Parti conservateur, et a révélé sa préférence pour un gouvernement minoritaire.

«Dans le contexte actuel, étant donné qu’aucun parti ne répond à tous nos besoins, on est obligé de dire que pour la nation québécoise, ce serait mieux», a-t-il dit.

«Je trouve ça très inquiétant de voir trois partis – le Parti libéral, le NPD et le Parti vert – qui non seulement ne sont pas ouverts à donner plus d’autonomie pour le Québec, mais veulent centraliser, s’approprier des pouvoirs qui sont clairement de compétence des provinces.»

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