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Un vrai leader ne se soucie pas des champs de compétences, selon Singh

Un vrai leader ne se soucie pas des champs de compétences, selon Singh
AFP

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Après la sortie de François Legault appelant à la méfiance des nationalistes québécois face aux tentations centralisatrices du Parti libéral, du Parti vert et du NPD, Jagmeet Singh a fait savoir que la question des champs de compétences ne devrait pas préoccuper un «leader» qui cherche des solutions.

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«Pour moi un leader, ce n’est pas quelqu’un qui se tient les bras croisés ou qui se pose des questions sur les juridictions. Pour moi un leader c’est quelqu’un qui cherche des solutions et j’essaie toujours de trouver des solutions», a-t-il dit.

Le chef néodémocrate qu’il est «normal» dans un «pays fédéral» d’avoir à «travailler ensemble».

«On reconnaît les droits spécifiques du Québec, mais il y a plus de choses qu’on peut faire ensemble. Et on a besoin de leadership», a-t-il plaidé.

Jagmeet Singh estime avoir livré la marchandise lors du dernier débat français hier soir. Il dit avoir atteint ses deux objectifs, soit celui de présenter la vision néodémocrate du pays et de «montrer comment les échecs de [Justin Trudeau] ont blessé les gens».

M. Singh était accompagné de sa femme, Gurkiran Kaur Sidhu, avec qui il attend un enfant. Ils ont été rejoints par des journalistes à la sortie d’une boutique de vêtements pour enfants à Ottawa.

Une sortie tranchante de François Legault

Plus tôt en matinée, le premier ministre québécois François Legault a signalé aux nationalistes québécois qu’ils seraient mieux servis par les conservateurs d’Erin O’Toole en raison de son approche plus décentralisatrice.

«Moi je suis nationaliste, moi je veux que le Québec soit plus autonome ait plus de pouvoirs et il y a trois partis, le PLC, le NPD et le Parti vert qui veulent nous donner moins d’autonomie. Je trouve ça dangereux», a déclaré le premier ministre québécois.

Le Parti conservateur s’est engagé à augmenter de 60 % les transferts en santé et de donner au Québec les pouvoirs entiers en ce qui a trait à l’immigration et à l’application de la loi 101.

C’est aussi le seul parti qui a promis de financer à hauteur de 40 % le 3e lien de Québec, un projet fondamental pour le gouvernement caquiste.