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Matières toxiques: un dépotoir pointé du doigt à Kanesatake

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Le dépotoir exploité par G&R Recyclage sur la réserve de Kanesatake doit être décontaminé et faire l’objet d’une enquête indépendante, exige le groupe d’alliés allochtones ReconciliAction, qui a mené ses propres recherches au cours des derniers mois. 

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ReconciliAction parle même de «racisme environnemental» et croit que la qualité de l’eau potable de ce secteur des Laurentides est menacée.

Le groupe réclame ainsi une enquête indépendante pour faire la lumière sur la situation touchant à ce site où se retrouvent notamment des matériaux de construction et de démolition.

Selon l’enquête de ReconciliAction, menée pendant plusieurs mois, le dépotoir de G&R Recyclage contient l’équivalent de 160 piscines olympiques de matières résiduelles non identifiées. Toutefois, des analyses ont démontré que des matières toxiques s’y trouvent, dont des BPC.

G&R Recyclage appartient à deux frères, Robert Gabriel et Gary Gabriel.

ReconciliAction, qui est appuyé par Eau Secours et le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED), affirme que le «site déverse une multitude de contaminants dans un cours d’eau qui se vide dans le lac des Deux Montagnes».

«Kanehsatà:ke est un territoire minuscule, la seconde plus petite réserve autochtone du Québec. Pourtant, des quantités massives de matières résiduelles complètement inconnues en provenance d’une des plus grandes villes du pays finissent par s’y accumuler sans que le gouvernement n’y mette fin», a dit Louis Ramirez, porte-parole de la campagne, par communiqué.

«Les documents obtenus par la coalition prouvent que chaque instance gouvernementale accumule des preuves inquiétantes sans pourtant les divulguer à la communauté de Kanehsatà:ke ou même à leurs voisins. C’est un échec institutionnel monumental, le résultat direct du régime colonial actuel», a-t-il poursuivi.

ReconciliAction soutient que le «site rejette systématiquement des lixiviats contaminés dans l’eau de surface, alors que la surveillance par drone et les documents du MELCC témoignent de l’absence totale de système de traitement des eaux», comme l’a montré un rapport en novembre 2019 après que des échantillons eurent été prélevés par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques dans un cours d’eau passant par le dépotoir de G&R.

«Plus la situation perdure au site G&R, plus il y a des risques de contamination. Il faut mettre fin immédiatement aux activités illégales afin d’éviter que d’autres contaminants entrent dans les écosystèmes avoisinants et affectent de façon importante l’eau potable», a indiqué Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours.

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