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Qui a encore envie de se coller à Jonathan Hamel?

Qui a encore envie de se coller à Jonathan Hamel?

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Pas HEC Montréal, en tout cas, qui a annoncé mardi la fin de sa collaboration avec son formateur ponctuel. 

Sur papier, Jonathan Hamel présente un profil enviable. Pionnier de la communauté Bitcoin canadienne, il a été membre du comité économique d’Éric Duhaime au moment de la course à la chefferie du parti conservateur du Québec. 

Conférences, apparitions dans les médias et administrateur au CA de l’Institut économique de Montréal, M. Hamel est aussi le PDG de l’entreprise minière Bullion Gold Ressources, qui a récemment fait une demande auprès du gouvernement du Québec pour exploiter un site minier en Abitibi.

Sombre web

Revenons à HEC Montréal et aux raisons qui ont poussé l’institution à se départir de lui. C’est principalement à cause d’attaques personnelles en lignes visant plusieurs individus qu’on a décidé de s’en débarrasser. 

C’est vrai que si l’on s’attarde à son comportement sur le web, on réalise très vite que derrière la façade dorée de son curriculum vitae se cache un bien sombre personnage. 

Un article de Radio-Canada nous apprendra qu’il y a quelques années, une entreprise fondée par Hamel, G-Ne Tix, a cessé du jour au lendemain ses activités sans avertir ses clients. Plusieurs ont dû payer des milliers de dollars pour ravoir leurs données et leur site. C’est chic non ?

Campagne d’humiliation

Mais revenons à notre valeureux prince du Bitcoin et aux méandres de l’internet. Jonathan Hamel, dans ses temps libres, traite les journalistes et humoristes féminines qui s’expriment dans l’espace public et qui ne partagent pas ses vues sur le passeport vaccinal... de connes. « Imagine être aussi conne ». C’est ce qu’il dit. 

Et ce n’est pas tout, Hamel a à son actif plusieurs tweets où il incite sa horde de suiveux à humilier les gens qui travaillent en santé. Oui, vous avez bien lu. On a ici un homme qui revendique son droit de traiter les femmes de connes et qui incite les gens à humilier publiquement des travailleurs qui sont au front depuis 18 mois.

J’ai pris contact avec le Parti conservateur du Québec afin de savoir quels étaient les liens de M. Hamel avec le parti à ce jour. On m’a répondu que Jonathan Hamel n’avait aucune fonction officielle ou élective à l’intérieur des structures du parti. Personne n’a cependant voulu confirmer que M. Hamel n’avait plus aucun lien avec le parti ou qu’il ne conseillait plus son chef, Éric Duhaime.  

J’ai aussi contacté l’IEDM. On m’a assuré prendre la situation très au sérieux. Une enquête sera menée. Le directeur des opérations, Miguel Ouellette, m’a assuré que si ce que je disais s’avérait, le CA se pencherait là-dessus. 

Je me demande bien ce qu’Hélène Desmarais, présidente du CA, en pensera quand, au bout de 28 secondes d’enquête, elle aura entre les mains la preuve que Jonathan Hamel tient des propos misogynes envers les femmes, incite les gens à humilier des travailleurs et se montre bien d’accord avec un monsieur qui compare le passeport vaccinal à l’Apartheid et au régime nazi. 

Contacté hier par mon collègue Francis Pilon du Journal, Jonathan Hamel s’est dit victime de la « culture de l’effacement » et a comparé des mesures sanitaires à une « hystérie collective ». 

Il a aussi affirmé que de traiter les femmes de « connes » sur Twitter est justifié et qu’il le ferait aussi en face d’elles. 

Tout en soutenant qu’il n’est pas misogyne du tout. 

C’est qui le con, maintenant ?