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Tous contre Trudeau

Tous contre Trudeau
AFP

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Justin Trudeau a dû trouver le temps long.

Le chef libéral n’a jamais réellement trouvé son rythme après avoir survolé les deux débats en français.

On se rend bien compte que M. Trudeau a surtout profité de la faiblesse linguistique de ses adversaires dans les deux précédentes joutes.

Au sortir du débat en anglais d’hier soir, il doit rêver d’un match revanche pour avoir l’occasion de se reprendre.

Un contre tous, mais surtout tous contre Trudeau, qui a eu de la difficulté à en placer une, tant il était encerclé.

Les attaques de ses adversaires concernant la justification boiteuse de ces élections n’étaient que le hors-d’oeuvre.

Le bilan libéral des six dernières années sur la réconciliation, l’environnement, les finances publiques, les agressions sexuelles dans l’armée, etc., a été le plat principal.

Les deux candidats progressistes, soit le néo-démocrate, Jagmeet Singh, et la Verte, Annamie Paul, ont souvent touché la cible en relevant les espoirs déçus qu’ont entraînés six ans d’un gouvernement libéral qui se veut ambitieux.

Singh avait le défi d’arrêter la saignée de ses appuis vers les libéraux dans les derniers jours, à mesure qu’un gouvernement conservateur devenait plus probable.

Annamie Paul devait montrer qu’elle existe.

C’est chose faite.

Avec quatre adversaires sur son dos, Trudeau a souvent eu l’air très petit dans ses souliers. Disons que le format ne permettait pas tellement d’aller au fond des choses. Un bon show de télé, mais pas très instructif.

O’TOOLE SORT DE SA CARAPACE

Erin O’Toole en a profité pour prendre vie et jeter pour de bon son costume de chef de l’opposition.

Il a paru sensé et pragmatique même sur les enjeux de l’environnement et de la réconciliation, malgré que son programme souffre de lacunes.

Les téléspectateurs avaient devant eux au moins deux premiers ministres en attente.