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Une nation entière salie à heure de grande écoute avec le silence complice de quatre chefs fédéraux.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Mais surtout, où cela nous mènera-t-il ? 

Trudeau, O’Toole et Singh ont bien tenté de réparer les pots cassés au lendemain du débat en anglais de jeudi. Mais le mal était fait. 

Il leur aurait fallu du courage et sacrifier quelques secondes de leur précieux temps de parole pour remettre les pendules à l’heure. 

Mais ils ont laissé faire.

Résultat : des millions de Canadiens ont reçu encore une fois le signal de ces élites médiatiques qu’il est acceptable de traiter de racistes tous les Québécois.

Comme ça, d’un grand coup de pinceau, sans nuance ni distinction.

Capitaine Québec

Yves-François Blanchet ne demandait pas mieux, lui qui se cherchait désespérément un os à gruger depuis le début de la campagne électorale. 

François Legault, lui, a fait ce qu’il devait faire, c’est-à-dire enfiler son costume de capitaine Québec, à un an de ses propres élections. 

Il attendra longtemps les excuses qu’il exige de ceux qui ont approuvé la question tendancieuse et méprisante de la modératrice.

La raison est simple : ces grands patrons des médias du ROC sont convaincus de leur supériorité morale. 

Ce sont les mêmes qui ont envoyé leurs scribes demander à Justin Trudeau si la loi 21 alimentait la haine dans les heures qui ont suivi l’attentat de London, qui a décimé une famille musulmane au printemps dernier.

Blâmer par la bande le Québec pour un crime haineux en Ontario, il faut le faire ! 

Discriminatoire ?

Quoi qu’en dise François Legault, on peut très bien débattre du caractère discriminatoire de certaines lois, aussi populaires soient-elles. 

C’est exactement le travail que sont en train d’accomplir les tribunaux dans le cas de la loi 21, et sans doute aussi éventuellement dans le cas de la réforme de la loi 101.

Mais l’attaque contre la nation québécoise au débat des chefs était carrément vicieuse. Elle suggérait que ces gestes d’affirmation nationale constituent la preuve irréfutable que le Québec tout entier est raciste, point à la ligne.

Comme si le Québec avait le monopole de la discrimination et des actes haineux, ce que contredisent d’ailleurs les statistiques.

Pour Mme Kurl, la question à M. Blanchet se justifiait parce que « les gens voient ces lois très différemment » dans le reste du Canada.

Il faudra m’expliquer en quoi traiter les gens de racistes aide à éclairer le débat. 

Pendant ce temps, dans ce beau pays, les droits des minorités francophones continuent d’être piétinés from coast to coast

Répétons-le : le Québec n’a aucune leçon à recevoir du ROC concernant la protection de ses minorités.