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Les images du 11 septembre 2001 étaient d’une force inouïe à l’époque

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AFP

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La puissance des images des attaques terroristes du 11 septembre — terribles, en direct, et répétées en boucle — était inédite pour l’époque, rappelle un spécialiste de la politique américaine.  

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«On a vu les tours s’effondrer, des gens se jeter en bas... [Pour ce qui est d’événements comparables], il y a bien eu Pearl Harbor, mais ce n’était pas télévisé comme ça», souligne Frédérick Gagnon, directeur de l'Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand.   

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De fait, les scénaristes hollywoodiens auraient difficilement pu imaginer une scène plus catastrophique que celle diffusée sur tous les grands réseaux lors de cette sombre journée. 

«Le caractère hautement dramatique de ces images-là a donné envie aux Américains d’appuyer leur président», poursuit M. Gagnon.

Frédérick Gagnon
PHOTO COURTOISIE
Frédérick Gagnon

«Et très rapidement, George W. Bush a affirmé que c’était une déclaration de guerre à laquelle il fallait répondre avec fermeté.»

Le nombre de morts — pratiquement 3000 — et la symbolique des attaques ont aussi convaincu les Américains de la nécessité d’une riposte.

Après tout, les cœurs financier (World Trade Center), militaire (Pentagone) et politique (le Capitole était visé par un avion qui a été dérouté) de leur pays étaient visés.

C’est ainsi qu’avec un taux d’appui inégalé de 90% dans les mois suivant les attentats, George W. Bush a déclaré la guerre à l’Afghanistan, dans l’espoir d’anéantir Al-Qaïda et d’abattre Oussama Ben Laden. 

«Le terrorisme est devenu l’étoile qui guidait la politique étrangère. C’est comme s’il y avait eu une éclipse: tous les autres enjeux internationaux sont devenus secondaires», affirme M. Gagnon.

Le 11 septembre 2001 a d’ailleurs rapproché, mais aussi créé des frictions entre le Canada et les États-Unis.

Frédérick Gagnon rappelle que le Canada a accueilli plus de 200 vols commerciaux dans ses aéroports, puisque l’espace aérien américain avait été fermé après les attaques. 

De nombreux secouristes québécois et canadiens ont aussi prêté main-forte dans les jours suivant les attaques, sans oublier que le pays a déployé ses militaires en Afghanistan. 

D’un autre côté, les attentats ont provoqué le resserrement des mesures de sécurité à la frontière canado-américaine, et Jean Chrétien a décidé de ne pas rejoindre les États-Unis en Irak. 

«Ç'a été tout un test», estime M. Gagnon. 

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