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Loi 21: Blanchet ne pourra pas arrêter Justin Trudeau

Loi 21: Blanchet ne pourra pas arrêter Justin Trudeau
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

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La première question posée par la modératrice à Yves-François Blanchet lors du débat en anglais, jeudi soir, n’était pas une question.

C’était une accusation, une insulte envers les Québécois.

Comment les organisateurs ont-ils pu laisser passer une question comme celle-ci? Qui a écrit cette question?

La réponse donnée, vendredi, par le Groupe de diffusion des débats sélectionné par la Commission des débats des chefs n’est pas suffisante.

M. Blanchet a eu l’air ébranlé lorsqu’il a entendu la question. Disons que c’était vraiment une drôle de façon de commencer le débat.

On voit depuis la fin du débat que cette question a fouetté les troupes bloquistes. Ils ont trouvé l’os qu’ils cherchaient depuis le début de la campagne, soit la carte identitaire.

La politique pratico-pratique

Il faut maintenant regarder ce qui est devant nous, soit l’élection du 20 septembre.

Justin Trudeau n’est pas contre l'idée que le fédéral participe à la contestation de la loi 21 devant les tribunaux.

M. Blanchet dit que ça prend des bloquistes à la Chambre des communes pour protéger la loi 21.

Mais ce n’est pas aussi simple que ça.

Ce n’est pas le Parlement qui va décider si le fédéral va participer à la bataille contre la loi 21, mais bien le gouvernement.

Ainsi, même avec 78 députés bloquistes à Ottawa le 21 septembre au matin, si M. Trudeau reste au pouvoir, les libéraux pourraient contester la loi 21 et le Bloc ne pourra rien faire pour les arrêter.

Ainsi, comme M. Blanchet tient absolument à protéger la loi 21, on peut imaginer qu’il espère qu’Erin O'Toole soit élu, car il a mis dans son contrat avec les Québécois qu’il n’allait pas contester la loi 21.