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Un hommage à l’image de Metallica: énorme!

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Si on se fie à l’engouement entourant encore et toujours le quatuor culte thrash metal au Québec, c’est à croire que Metallica est (presque) un groupe local tant il est apprécié. 

Metallica et artistes variés 

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★★★★1⁄2

The Metallica Blacklist

Il faut dire que James, Lars et compagnie sont très présents dans la province depuis leurs débuts. En entrevue avec QUB musique à ce sujet, Pierre St-Jean – guitariste et chanteur d’AlcoholicA, groupe-hommage à Metallica – rappelle à la journaliste Christine Fortier que ces guerriers de la route passaient la frontière dès 1986 pour « [jouer] en première partie de W.A.S.P. au Spectrum, en plus de donner des concerts à Rimouski et Chicoutimi. »

Des décennies plus tard, le projet rassemble tant les métalleux que des artistes aux horizons mixtes, comme en témoigne The Metallica Blacklist, une compilation de plus de 50 reprises interprétées par des fans allant de Miley Cyrus et Elton John (attroupés avec plusieurs autres invités pour une relecture inattendue de Nothing Else Matters) jusqu’au groupe punk rock canadien Pup (qui se frotte à Holier Than Thou) en passant par The Hu, un collectif heavy metal provenant de la Mongolie. 

« TROP, C’EST COMME PAS ASSEZ »

L’expression s’applique cruellement ici alors que – force du nombre oblige – plusieurs participant(e)s se retrouvent à « couvrir » la même pièce, menant presque à une « compétition » pour l’attention des mélomanes. Six (!) artistes – allant de Weezer à Ghost – s’enchaînent pour réinterpréter Enter Sandman. Outre les purs et durs, qui endurera la relecture – paresseuse, en passant – de Mac DeMarco du fameux hit ? La tentation d’appuyer sur « avance rapide » est presque insurmontable par moments, donc.

Outre ce caprice, la compilation étonne tant par la quantité des noms rassemblés, mais aussi par la variété de reprises de ces hits désormais classiques. Bravo. 

Mort Rose 

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★★★1⁄2

Au revoir cowboys

Le voyage dans le temps de Mort Rose se poursuit. Le collectif local souligne son cinquième anniversaire avec un deuxième album plus ambitieux et abrasif. À peine une année après nous avoir suggéré Nés pour aimer, un LP plus rock pop digne de la British invasion (la pochette pointe également dans cette direction), le quatuor pousse l’exercice plus loin sur Au revoir cowboys en multipliant les morceaux de bravoure rock psychédélique à la croisée des chemins entre les chantres des seventies et ce que, par exemple, Bon Enfant pourrait faire. Intéressant. 

Rufus Wainwright 

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★★★

Unfollow the Rules (The Paramour Session)

Le dandy montréalais, tel Narcisse, tombe en amour avec son propre reflet sur cet album où il interprète des classiques de son répertoire – dont l’essentiel d’Unfollow the Rules (2020) – avec un entourage select sur la scène de la salle de bal du Paramour, un manoir prisé de Los Angeles. Bien que Wainwright soit toujours aussi en voix et inspiré, l’enregistrement live n’apporte malheureusement pas grand-chose de neuf au matériel original. Pour les fans surtout, bref.  

KNLO 

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★★★★

SAC À SURPRISE

Le rappeur et membre de l’Alaclair High enchaîne les albums inattendus. Une année après Club Mixtape 2020, le vétéran propose Sac à surprise, une suite spirituelle. Ce qui est « rafraîchissant » avec cette approche sans tambour ni trompette de KNLO, c’est ce que ces parutions font très « courant de conscience » plutôt qu’« œuvre étudiée, s’inscrivant dans un courant rap actuel », etc. Et, pourtant, l’artiste dépasse constamment les attentes. À écouter et réécouter, donc. 

Coup de coeur  

ANDREW W.K

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★★★1⁄2

God is Partying

Véritable dynamo sur deux pattes, le rockeur énigmatique change d’étiquette et de cadence sur ce sixième album étonnant. Passant du géant Sony à Napalm Records, un label spécialisé en productions metal, Andrew W.K. en profite pour offrir un LP plus lourd, à la croisée des chemins entre le heavy metal et le stoner ; détonnant parmi ses œuvres précédentes carburant souvent au rock livré avec urgence, bonhomie, voire un certain kitsch. Bien que satisfaisant, W.K. ne révolutionne pas son genre, mais prend quand même ses fans par surprise. Bien joué.

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