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5 constats: le meilleur est à venir pour Leylah

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Photo AFP Étoile montante du tennis féminin, Leylah Fernandez a disputé des matchs d’une rare intensité aux Internationaux des États-Unis.

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Leylah Annie Fernandez a vu son beau conte de fées prendre fin lors de son match ultime aux Internationaux des États-Unis. La Québécoise avait les larmes aux yeux en voyant son adversaire, Emma Raducanu, célébrer sa victoire avec son entourage.  

Elle était animée par un mélange de déception et de frustration. Déception parce qu’elle venait de perdre son match le plus important en carrière. 

  • Écoutez le journaliste sportif du Journal de Montréal, Mathieu Boulay, avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Frustration parce que l’arbitre en chef a accordé un temps d’arrêt médical douteux à Raducanu alors qu’elle était en train d’amorcer une remontée. Elle avait une balle de bris et la Britannique connaissait un petit passage à vide. Celui qui permettait à la Québécoise d’entretenir un mince espoir de renverser la vapeur. 

Raducanu avait une égratignure et elle saignait. Elle a réussi à convaincre les officiels qui ont pris une mauvaise décision. Trois longues minutes où la 150e joueuse mondiale a pu retrouver ses sens. Fernandez a eu beau livrer un plaidoyer énergique, mais il n’y avait rien à faire.  

En fin de compte, Raducanu a simplement connu une meilleure journée que la Québécoise. Fernandez n’avait pas la même énergie que lors de ses matchs précédents. Elle a aussi été moins efficace que son adversaire au service. 

Une vraie 

Au cours de cette quinzaine, Fernandez a été impressionnante à tous les égards. 

Elle est parvenue à battre Naomi Osaka, Angelique Kerber, Elina Svitolina et Aryna Sabalenka, qui font toutes partie de l’élite de son sport. Dans ce groupe, trois font partie du top 5 mondial. La gauchère est entrée en finale par la grande porte. 

Oui, elle a perdu contre Raducanu, mais elle s’est battue comme une lionne. Comme elle l’avait fait depuis le jour 1 du tournoi. C’est cette attitude qui a séduit les amateurs qui ont assisté à ses matchs dans le stade Arthur-Ashe.

Et que dire de son sourire contagieux ? Même dans les moments plus difficiles, elle parvient à sourire. On en a eu un bel exemple lors de son discours dans les cérémonies d’après-match. Du solide du début à la fin. 

Fernandez a fait preuve d’une grande maturité dans ses propos. On a senti de la sincérité. Une vraie jusqu’au bout de ses ongles. Elle a retenu ses larmes et elle a même eu une pensée pour les victimes du 11 septembre 2001. C’était parfait. On rappelle qu’elle n’a que 19 ans. 

Éviter les pièges

Le meilleur est à venir pour Fernandez. Certes, elle peut encore peaufiner son jeu, notamment avec son service. Elle doit avoir un meilleur taux d’efficacité sur sa première balle. 

Par contre, entre les deux oreilles, elle a une attitude qui pourrait la mener très loin. Celle qui pourrait lui permettre de gagner des tournois et de percer le top 10 mondial. 

À ce niveau, la différence entre la victoire et la défaite est souvent mentale. Fernandez a prouvé à plusieurs reprises qu’elle avait une confiance inébranlable en ses moyens durant ce tournoi. Elle vient d’engranger une expérience extraordinaire au cours des deux dernières semaines. Elle voudra s’en servir pour la suite des choses.

Elle doit maintenant éviter les pièges des joueuses qui connaissent une ascension rapide. La gloire, l’entourage et l’argent peuvent faire capoter une carrière en peu de temps. 

Sur le terrain, les adversaires de Leylah l’attendront de pied ferme. Elle n’est plus seulement une adolescente qui a connu une belle carrière junior. Elle aura une cible dans le dos. 

Sera-t-elle en mesure de passer à l’autre niveau dans les deux prochaines années ? Elle a les outils pour le faire. Ce sera intéressant de voir comment elle va les utiliser. Sa performance à New York pourrait bien être le début d’une belle et longue aventure pour cette athlète charismatique.   

2. FAA a appris une autre leçon  

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Photo AFP

Félix Auger-Aliassime a frappé un mur en demi-finale des Internationaux des États-Unis. Daniil Medvedev a imposé son rythme et le Québécois a peiné à le suivre. Encore une fois, le service de Félix l’a placé dans des situations inconfortables. Pour avoir du succès, il doit avoir un bon taux d’efficacité sur sa première balle. La différence entre le top 5 mondial et les autres joueurs ? La constance. Les meilleurs sont capables de gérer les passages à vide dans leurs matchs. On peut penser qu’Auger-Aliassime a encore pris des notes.  

3. Le sort des Jays sera lié à leurs lanceurs  

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Photo AFP

Les Blue Jays sont engagés dans une course excitante à cinq équipes pour les deux dernières places disponibles en éliminatoires. L’attaque torontoise roule à un rythme d’enfer. Elle n’a pas levé le pied depuis le début de la saison. Par contre, ce sont les lanceurs qui détermineront la présence des Jays en séries. La relève en particulier. Elle, qui a laissé échapper plusieurs matchs cette saison, n’aura pas de marge de manœuvre dans la dernière portion du calendrier. S’ils tiennent le coup, les Jays pourront se battre jusqu’au bout.  

4. Le CF Montréal joue avec le feu  

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Photo Martin Chevalier

Le CF Montréal a disputé un premier match sans la présence de ses bruyants partisans de la section 132. Une ambiance étrange. On peut penser que l’appui des Ultras aurait donné un peu d’énergie aux joueurs de l’équipe dans les dernières minutes. Le CF et son président, Kevin Gilmore, jouent un jeu dangereux. Il ne faudrait pas que les détenteurs de billets de saison de cette section quittent le bateau pour de bon. Ça ferait mal sur plusieurs plans. Est-ce que le CF peut se le permettre ? Je ne crois pas. Le CF n’a pas les reins aussi solides que le Canadien.  

5. La LCF s’est couverte de ridicule  

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Photo d'archives, Agence QMI

La LCF a mis en place un protocole sanitaire très strict pour sa saison 2021. Les joueurs n’ont aucune marge de manœuvre. Ainsi, un joueur des Elks d’Edmonton a été mis à l’amende pour avoir donné un autographe à un partisan. Pardon ? De mettre un athlète à l’amende pour cette raison est ridicule. Même en pleine quatrième vague. La LCF s’est bâti une crédibilité en étant proche de ses amateurs. Après avoir annulé sa saison 2020, elle n’a pas le luxe d’agir de cette façon. C’est un manque de jugement de la part du commissaire Randy Ambrosie.