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Départs en lions

0912 Beaudry

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N’oublions pas une chose. C’est nous, le pays du hockey, et l’implantation des équipes-écoles du Canadien au Québec, à proximité du grand club est tardive, mais logique. Bienvenue aux Lions de Trois-Rivières qui s’installent dans un magnifique amphithéâtre flambant neuf tout en rapprochant comme jamais cette deuxième source de joueurs en préparation, en relève. Ça peut changer la donne.

On pourrait avoir des surprises. Aux temps difficiles de l’hiver, un joueur de Montréal sera grippé ou blessé. On fera alors vitement appel à un gars de Laval ou, dans la même urgence, on téléphonera à Trois-Rivières pour combler le manque en moins de 2 ou 3 heures. Pour les jeunes, ce sont de nouvelles portes et plus d’espoir de monter, plus de chances de se faire valoir.

Au lieu de s’expatrier dans une petite ville perdue des États-Unis, des p’tits gars d’ici pourront continuer à jouer devant des Québécois, devant leur famille et leurs amis. Pour les hockeyeurs qui se développent sur le tard, ce sera un encouragement afin de ne pas abandonner anonymement en s’ennuyant à l’autre bout du monde.

Il faut souhaiter que les amateurs de hockey de Trois-Rivières et des environs adoptent et supportent cette nouvelle organisation menée par un des leurs, le directeur général Marc-André Bergeron. 

Tout est en place pour un départ canon. Le passage de Pierre-Karl Péladeau à Trois-Rivières, cette semaine, fut plus que salutaire, providentiel. L’édifice tout neuf et à la fine pointe de la technologie devient le Colisée Vidéotron et on a annoncé que TVA Sports diffusera 25 matchs de la nouvelle équipe. Un méchant vent de dos.

Faut y aller

Souvent, on se dit et on se croit connaisseur de hockey, mais on n’a les yeux que sur le Canadien. De temps en temps, il faut se donner un coup de pied dans le derrière et aller voir du junior majeur, le Rocket à Laval et bientôt les Lions à Trois-Rivières, et c’est tellement, mais tellement moins dispendieux que les tarifs de la LNH.

À tous les niveaux, c’est du bon hockey qui vous permettra de tester vos connaissances ainsi que vos talents de dépisteur. Sachez que pour moins de 20 $, un beau vendredi soir, vous pourrez assister à un match des Lions ou du Rocket sans être assis à 200 pieds de la glace. Si vous n’avez jamais assisté à un match de la Ligue américaine ou même de la East Coast, vous serez étonné de la qualité et de la vitesse du jeu.

Personnellement, je trouve inconcevable que la Rive-Sud de Montréal soit incapable de faire vivre une équipe dans le Junior majeur. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi la Montérégie ou seulement Longueuil qui a une population cinq fois plus élevée que Rimouski ne pourrait accueillir un club de la LJHMQ ?

Il y a 30 ans, on a pleuré le départ des Draveurs à Trois-Rivières, une ville presque trois plus populeuse que Shawinigan, deux fois plus peuplée que Drummondville. Mais là, la chance de voir du bon hockey, pas cher et tout près revient en Mauricie. Il ne faudra pas la rater.

Lui y connaît ÇA

S’il en est un qui saura encadrer des jeunes joueurs en quête de confiance ou un peu perdus entre l’espoir de la LNH, la Ligue américaine, l’Europe et la East Coast, c’est bien Marc-André Bergeron qui connaît le tabac comme pas un.

Sept saisons dans la Ligue nationale, quatre dans la Ligue américaine, trois en Suisse, une en Suède, tout ça après quatre ans dans le Junior majeur à Baie-Comeau et Shawinigan. Qui dit mieux ? On ira vous voir les Lions.

De l'enclave

  • Vrai que le Canada est maintenant sous le charme de Leylah Fernandez, mais dans peu de temps, ce sera le monde entier. Une athlète exceptionnelle, un véritable diamant. Elle serait capable de nous envoyer à la cabane à sucre en septembre.
  • Sélectionné au 214e rang du dernier repêchage de la NHL, le gardien ontarien Joe VrbEtic (18 ans) sera au camp des recrues du Canadien, cette semaine. Il fait 6 pieds et 6 pouces.
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Photo Martin Chevalier

  • Je pousse dans le dos de Lucien Deblois afin qu’il écrive un livre sur sa brillante carrière. Il dit que les trois premiers chapitres seraient sur Rodrigue Lemoyne, son coach junior à Sorel. Vas-y, Lou !
  • Comme par magie, la pluie s’est arrêtée à Saint-Jean-de-Matha et on a pu disputer ce match de golf, le 41e omnium de Chalut Auto. Le président d’honneur, Dominique Ducharme, et l’invité d’honneur, Marcel Bonin, ont posé avec un chèque de 70 350 $ destiné au département d’oncologie du Centre Hospitalier de Joliette.  
  • Lorsque les couleurs automnales apparaissent, jouer au golf à Saint-Jean-de-Matha devient paradisiaque. Le terrain est dans une condition optimale.
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Photo courtoisie

  • Déclaration émouvante de Marcel Bonin qui célébrait ses 90 ans. « J’ai eu une belle carrière avec Detroit, Boston et le Canadien. J’ai gagné quatre coupes Stanley, mais ma plus grande fierté, c’est ma famille. »
  • Qu’est-ce qui vaut le détour à Thurso ? Les fèves au lard cuisinées par Madame Pierrette Lafleur, la mère de Guy.
  • Le célèbre pro Jean-Louis Lamarre adore toujours enseigner le golf. Les membres de la Vallée sur Richelieu l’adorent.
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Photo AFP

  • C’est surtout la jambe droite de Tiger Woods qui tarde à guérir depuis son accident de la route en février dernier. Je ne serais pas surpris qu’il frappe des balles en cachette.
  • Deux tétras seulement à la petite chasse mardi dernier et ce n’était pas à la réserve
    Mastigouche, mais bien à la Rouge-Matawin.
  • Rencontré dans le bois, l’arbitre de boxe Martin Forest qui initie sa fille Noémie, 21 ans, au plaisir de la recherche du petit gibier.