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Valence: en direct des années 1970

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Valence

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Vincent Dufour, alias Valence, est un mordu de la musique des années 1970. Toute son enfance en a été imprégnée. Donc, quand il s’est retrouvé dans une impasse créative, il s’est naturellement tourné vers les sages paroles d’une icône de cette époque pour trouver une solution.

Attablé à la Société des loisirs, dans la basse-ville de Québec, le lauréat des Francouvertes 2020 raconte qu’il tentait tant bien que mal de trouver une ligne directrice pour la composition de son premier album, mais rien ne venait.

Il avait beau chercher, il ne faisait que tourner en rond.

Le déclic s’est fait en lisant des commentaires de John Lennon, après la séparation des Beatles.

« Il parlait de l’importance de l’intuition. Ça m’a fait du bien de lire que c’était la chose à prioriser. Dans mon cas, il ne fallait pas que je travaille dans un cadre trop restreint et l’album s’intitule Pêle-mêle pour exprimer cette espèce d’éclectisme qui me plaît en musique », raconte l’artiste de Québec.

Il a beau dire, ce cher Vincent, il reste que sa musique pop, aussi éclectique et raffinée soit-elle, dégage dans son ensemble un fort parfum des seventies.

Du Vangelis dès la conception

Dès America, premier titre de son disque, les sons de cordes nous remémorent la guitare slide de My Sweet Lord, de George Harrisson. L’élégante La vie attend pas, la délicate chanson-titre sur laquelle on entend de la flûte traversière, la rêveuse Rosier, tout dans sa musique, qui effleure parfois le rock psychédélique, nous fait remonter le temps.

Sans parler de sa moustache d’époque, qu’il arbore fièrement.

« Je ne fais pas exprès. Parfois, j’essaye de faire des clins d’œil à des artistes contemporains, mais finalement ça donne un son encore plus seventies », reconnaît Vincent Dufour.

Pourquoi un tel attachement à cette époque ? 

« Mon père écoutait beaucoup de musique progressive anglaise et je pense que pendant que j’étais dans le ventre de ma mère, mes parents mettaient du Vangelis tout le temps. Ils en mettaient même pour m’endormir à ma naissance. Pour moi, ce sont des émotions et des sonorités familières. »

Seul maître à bord

Si plusieurs musiciens et techniciens ont collaboré à la conception de Pêle-mêle, Vincent Dufour était le seul maître à bord lors de l’enregistrement.

En plus d’avoir écrit et composé toutes les chansons, il a réalisé l’album (avec l’aide de Steeven Chouinard), a confectionné les arrangements, effectué le prémixage, l’édition et la prise de son. 

« J’avais le contrôle total », échappe-t-il. Control freak, Valence ? « Oui », répond-il du tac au tac en éclatant de rire.

« J’avais, explique-t-il, les outils et le temps pour le faire. Je ne suis pas un expert dans tout, mais j’explore différents styles et j’écris des chansons qui sonnent différemment. Je me disais que si ça passe par ma voix et mes mains, ça va donner à ma musique ma couleur malgré moi. »


♦ Pêle-mêle est actuellement sur le marché.

♦ Valence sera en concert le 3 octobre, au festival Osheaga, à Montréal, et le 26 novembre, au Vieux Bureau de Poste, à Lévis.

♦ Pour toutes les dates : maximum-valence.bandcamp.com

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