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20 ans de confiture et ça continue

20 ans de confiture et ça continue
Courtoisie Simon Turcotte Confiturier

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Sa production de petits pots de confiture s'est multipliée par 10 et pourtant, 20 ans plus tard, un confiturier de Lanaudière travaille toujours un chaudron à la fois. 

Simon Turcotte, un artisan établi au coeur du village de Sainte-Marcelline-de-Kildare, entend ne jamais faire de compromis sur la qualité, malgré une demande sans cesse grandissante pour ses confitures colorées, aux noms poétiques et à la texture inimitable. 

Cuire quatre kilos de fruits à la fois, comme il le fait depuis le début, c'est le secret de son succès. À base de fruits et aromates provenant du Québec à 90 %, ses alliages inusités piquent la curiosité: fraise et menthe chocolatée, rose sauvage et framboise, rhubarbe et fleurs sauvages, parmi d'autres. 

«Pour créer une nouvelle confiture, j'y vais vraiment par essais-erreurs. Je prends un nouveau fruit et je fais des essais avec des aromates et des herbes. Puis je fais goûter la famille et les proches pour voir leur réaction. Transposer une recette de 4 kilos est ensuite assez facile», confie M. Turcotte en entrevue. 

Simon, c'est l'artiste, disent ses collaborateurs, tandis que Geneviève Senécal, anciennement sa conjointe, est devenue la gestionnaire principale de l'entreprise – Simon Turcotte Confiturier Inc. -, qui compte maintenant sept employés. En 20 ans, ils sont passés d'une production de 6000 pots à 60 000 pots par an. 

«Il faut dire qu'avec la pandémie, on a eu une année record en 2020, avec 39 % d'accroissement de nos ventes en ligne. Ça faisait déjà sept à huit ans qu'on faisait des commandes en ligne, alors, contrairement à d'autres, quand la pandémie est arrivée, on était prêts. Ça nous a beaucoup aidés», explique Geneviève Senécal. 

Les confitures, dont certaines sont composées de petits cubes de fruits doucement confits, ont une texture qu'on ne voit pas souvent. Encore une fois, c'est la méthode artisanale qui l'explique, révèle Geneviève Senécal. «C'est parce qu'elles sont empotées à la main qu'on peut se permettre ça, autrement, avec une empoteuse, on serait obligés de changer la texture de nos confitures, qui deviendraient comme la plupart des confitures industrielles, en compote.» 

En plus des confitures, ils concoctent une gamme de fines moutardes, toujours à la main 

Pas question de passer au mode industriel pour Simon Turcotte et son équipe, assure Geneviève Senécal. «On a fait la réflexion, mais on a décidé de ne pas embarquer là-dedans. Le côté artisanal est très important pour nous. C'est un choix de mode de vie et puis notre objectif premier, c'est de créer des produits de la plus haute qualité qui soit.»