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Des panneaux québécois pour une célèbre prison new-yorkaise

NEW YORK-PRISON/
Photos REUTERS et courtoisie C’est ce type d’abri d’autos à l’énergie solaire qui sera implanté sur Rikers Island. L’énergie permettra de recharger les voitures et d’alimenter la prison.

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NEW YORK | La prison de Rikers Island a accueilli, bien malgré elles, plusieurs figures connues dont l’ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, le producteur déchu Harvey Weinstein ou encore le meurtrier du légendaire artiste John Lennon, Mark David Chapman.

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C’est sur cette petite île bien connue des paparazzis américains que l’entreprise montréalo-américaine Renewz/iSun va implanter sa première installation à New York au cours des prochaines semaines. 

Il s’agit d’un abri d’autos entièrement recouvert d’une quarantaine de panneaux solaires. 

Installation polyvalente

« Notre installation peut alimenter les voitures ou l’édifice lui-même. Elle peut aussi remplir une batterie qui peut recharger les véhicules électriques ou même protéger l’édifice contre une panne du réseau électrique en assurant l’alimentation. C’est très varié », explique Sass Peress, président de Renewz, qui roule sa bosse dans le domaine des énergies renouvelables depuis plusieurs années. 

Ce dernier cachait mal son excitation de faire enfin son entrée dans le lucratif marché de New York après plusieurs années. 

« On a gagné le contrat cette année, après trois ans de visites et de collaboration. La COVID a tout retardé. Dans notre cas, on a pris un retard de deux ans », explique-t-il. 

Si les opérations de l’entreprise se font aux États-Unis, au siège social de Burlington au Vermont, le projet a été développé à Montréal avec de l’aluminium de Rio Tinto Alcan. 

« C’est un projet d’ici. Nous avons une petite équipe, mais nous sommes à la recherche d’employés. L’entreprise est en croissance », affirme M. Peress. 

Vif intérêt à Pittsburgh

L’entreprise a d’ailleurs beaucoup d’ambitions aux États-Unis et a déjà des pourparlers avec d’autres municipalités. 

« Avec ce projet, d’autres villes comme Pittsburgh sont intéressées et on a déjà des discussions avec eux. Depuis le début, la Délégation du Québec à New York nous a beaucoup aidés », indique M. Peress. 

La déléguée générale, Martine Hébert, assure que l’intérêt des villes américaines est grandissant envers la technologie québécoise. 

« Ils sont très intéressés et curieux de connaître les pratiques qu’on a mises de l’avant pour engager la population dans l’électrification, nos technologies, nos écueils, nos bons coups. Il y a vraiment un intérêt pour notre expertise et nos entreprises », ajoute-t-elle.