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Les changements climatiques doivent être au centre de la campagne municipale, selon Laure Waridel

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Contrer les changements climatiques doit être une priorité dans la campagne électorale municipale, selon Laure Waridel, écosociologue et professeure associée à l'Institut des sciences de l'environnement à l'UQAM. 

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«C'est à l’échelle municipale que beaucoup de décisions concrètes se prennent pour le climat, que ce soit en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de préservation de la biodiversité. On pense à toutes les décisions qui touchent l’aménagement du territoire, le verdissement, la préservation d’arbres ou l’aménagement des trottoirs», note Mme Waridel. 

Selon elle, plusieurs de ces décisions dépendent d’élus municipaux.

«Il y a un pouvoir d’action bien réel», souligne-t-elle. «Beaucoup de choix se font au niveau municipal, dont la gestion des déchets, la gestion de l’eau, le transport en commun, et les choix d’aménagement comme les pistes cyclables.»

Mme Waridel martèle que les citoyens comme les élus de tous les niveaux de pouvoir doivent se pencher sérieusement sur les changements climatiques.

«On l’a vu cet été, on a eu un appel des scientifiques, on sait qu’il est minuit moins une», note Mme Waridel. 

«C’est clair qu’il n’y a pas d’échelon de pouvoir où il n’y a pas de gestes à poser. Il n’y a pas de bouton magique au municipal, provincial ou fédéral sur lequel on peut peser. Il faut qu’il y ait des tranformations concrètes à toutes les échelles et ça dépend de chacun de nous. Ça dépend aussi de notre implication comme citoyen dans les instances où on a l’occasion d’agir.»

Un sujet pas suffisamment discuté 

L'écosociologue note que les changements climatiques ne sont pas suffisamment discutés dans les campagnes électorales à tous les niveaux de pouvoir. 

«Les derniers rapports qu’on a vus cet été nous montrent que finalement, tout arrive plus rapidement que prévu, donc on ne peut plus dire juste dire que c'est pour nos enfants et petits-enfants. On va vivre des grandes transformations, donc ça devrait être la priorité numéro un. Ce qu’on vit avec la COVID, ce n’est rien en comparaison à ce qu’on sait qui va arriver», dit-elle. 

Mme Waridel note que les changements climatiques vont coûter plus cher en vies humaines, en qualité de vie et en argent si on n’agit pas maintenant. 

«Il va falloir qu’on apprenne à vivre autrement avec une plus petite empreinte écologique. Ça veut dire de gaspiller moins aussi», note-t-elle. 

La professeure explique que les petits choix alimentaires qu’on fait, comme manger des fraises qui viennent de Californie en plein hiver, ont des conséquences.

«On peut préserver nos aliments et en manger toute l’année», souligne-t-elle. «Ce sont des changements d’habitudes qui vont apporter une nouvelle qualité de vie et une meilleure santé pour tout le monde.»