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Dans la tête d’Hubert Lenoir...

Critique de son nouvel album: PICTURA DE IPSE

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Hubert Lenoir avait frappé fort avec son premier album, Darlène, en 2018. Trois ans plus tard, il réussit à se surpasser encore plus sur PICTURA DE IPSE : Musique directe.

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Ce disque double – il fait près d’une heure – est très singulier et se veut « l’album-événement de l’automne », rien de moins. On a droit ici à l’une des meilleures sorties de 2021, voire des dernières années. Oui, c’est bon à ce point.

Certes, PICTURA DE IPSE (qui signifie « peinture de lui-même » en latin) mérite une attention particulière. Il faut y investir du temps pour bien absorber les 20 titres qui composent l’album. « Cet album est fait pour être inconfortable par moment », mentionne d’ailleurs Hubert dans le livret.

De Québec à Paris

Au fil des écoutes – on doit bien en être à une douzaine –, on ne cesse de faire des découvertes. S’étant inspiré du cinéma direct, Hubert Lenoir y a placé plusieurs enregistrements disparates tout au long du disque. L’exercice très expérimental a de quoi déstabiliser au début. Certaines chansons démos côtoient aussi d’autres pièces hyper produites.

Mais ce fouillis finit par avoir tout son sens et on apprécie vraiment écouter PICTURA DE IPSE dans l’ordre, comme on regarderait un film. En écoutant cet album, un voyage qui passe par Québec, Montréal et Paris, c’est comme si on était dans la tête de l’auteur-compositeur. Après le film Being John Malkovich, voici l’album Being Hubert Lenoir.

Avec PICTURA DE IPSE, on est en présence d’un artiste ouvertement tourmenté – il y parle d’intimidation, d’identité sexuelle et d’idées noires – et hyper talentueux qui se fout des conventions. Voilà une œuvre dérangeante et maîtrisée qui va nous habiter longtemps.


PICTURA DE IPSE

Musique directe: ★★★★ 1⁄2