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Éditorial du Globe and Mail: François Legault, acteur le plus important des élections fédérales?

Éditorial du Globe and Mail: François Legault, acteur le plus important des élections fédérales?
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

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Un éditorial du The Globe and Mail a abordé la place qu’a pu prendre François Legault dans l’élection fédérale pour mettre en avant les intérêts du Québec, revenant notamment sur les prises de position du premier ministre québécois. 

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Dans ce texte, le média s’est interrogé sur les chefs qui affirmaient vouloir représenter les demandes du Québec dans l’élection fédérale après que le premier ministre québécois François Legault eut réalisé plusieurs sorties pour faire valoir les intérêts de la province.

«Pendant quelques jours la semaine dernière, on a eu l’impression que l’acteur politique le plus puissant de la campagne électorale fédérale n’était pas Justin Trudeau ou Erin O’Toole, mais le premier ministre du Québec, François Legault», est-il possible de lire dans un éditorial publié mardi dans The Globe and Mail.

Le quotidien torontois est ainsi revenu sur le débat en anglais qui a fait couler beaucoup d’encre, soulignant qu’il s’agissait d’une «erreur» d’avoir ouvert le débat sur les lois sur la laïcité et la langue française.

«C’était une erreur d’ouvrir le débat de la semaine dernière avec une généralisation et une accusation sur la société québécoise – et c’était une erreur de diriger la non-question vers M. Blanchet seulement, comme s’il était là en tant que seul représentant du Québec», est-il indiqué.

M. Legault avait rapidement réagi à la question qui qualifiait les lois 21 et 96 de «discriminatoires», exigeant alors des excuses du consortium médiatique qui a organisé la joute.

Si la question a été directement posée au chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, les dirigeants libéral et conservateur ont également reconnu au lendemain du débat qu’il s’agissait d’une question infondée.

L’éditorial du Globe and Mail revient plus précisément sur la place du premier ministre québécois pendant la course électorale, lui qui a déjà laissé entendre que les conservateurs sous un gouvernement minoritaire pourraient être les mieux placés pour faire valoir les intérêts de la province.

«C’est une erreur [...] de penser que les préférences politiques de M. Legault sont celles de tous les Québécois. Le Québec n’est pas un monolithe. Ses électeurs ont un large éventail de croyances, et il vaut mieux ne pas faire confiance à quelqu’un qui prétend parler au nom de tous», est-il écrit.

Le quotidien anglophone est notamment revenu sur les promesses du Parti conservateur du Canada, qui s’est engagé à respecter les transferts en santé pour les provinces, à offrir plus d’autonomie au Québec pour les questions d’immigration et à ne pas contester la loi sur la laïcité.

Si ces propositions répondent directement aux demandes de M. Legault, la fin de l’entente pour le transfert de 6 G$ pour les garderies qui avait été prise avec les libéraux – les conservateurs souhaitant proposer un nouveau plan – suscite des interrogations sur les intentions de vote des Québécois.

«De nombreux Québécois se demandent pourquoi M. Legault est prêt à renoncer à 6 milliards de dollars de fonds fédéraux pour le système de garde d’enfants de la province en échange de promesses conservatrices [...]. Certains électeurs québécois partagent les priorités du premier ministre sur ces questions. Beaucoup ne les partagent pas», est-il avancé dans l’éditorial.