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Élections fédérales: aucune campagne ne va bien

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Faut-il le rappeler, cette campagne devait porter sur l’après-pandémie, l’avenir du pays, la reconstruction économique.

Or à une semaine du scrutin, nous sommes confrontés au triste spectacle de chefs politiques qui se larguent des insultes par conférence de presse interposée. 

C’est le signe ultime qu’aucune des campagnes libérale ou conservatrice ne va bien. 

À court d’arguments pour inspirer, tout ce qui leur reste pour faire bouger les intentions de vote c’est de se démoniser les uns les autres. 

La surenchère

À court d’idées pour creuser le clivage avec les conservateurs, Justin Trudeau en est rendu à vouloir criminaliser le fait de bloquer l’accès à un hôpital ou une clinique !

Comme si les policiers n’avaient pas les outils à leur disposition pour empêcher une clique d’hystériques d’aller crier leur haine du vaccin aux abords des centres de soins et des cliniques de vaccination.

Peu importe, paraît que les gens vont aimer ça.

D’ailleurs, saviez-vous que « seul le Parti libéral peut mettre fin à la pandémie » ? On a envie de lui demander pourquoi il ne l’a pas fait plus tôt !

Le chef conservateur n’est pas en reste.

Après avoir promis une campagne positive, il a mené une charge à fond de train contre son adversaire libéral. « Il est si aveuglé par son ambition qu’il ne voit pas la pourriture dans son propre parti. » La pourriture ?

Il a tout de même posé une question pertinente : Qu’est-ce que le Justin de 2015 penserait du premier ministre d’aujourd’hui ? 

Mais ne désespérez pas. Justin Trudeau s’est voulu rassurant. « Je ne dis pas qu’Erin O’Toole n’aime pas ses enfants », a-t-il plaidé entre deux attaques. Quelle retenue ! Et dans les deux langues officielles en plus !

Après ça, on se demandera pourquoi les électeurs décrochent.