/news/elections
Navigation

Erin O’Toole clarifie son plan pour les garderies

Erin O’Toole clarifie son plan pour les garderies
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

Les conservateurs ont dévoilé mardi les détails entourant leur plan pour les garderies, quelques heures après avoir confirmé dans une lettre au premier ministre François Legault qu’une nouvelle entente serait prise avec le Québec.

• À lire aussi: Garderies: lisez la lettre qu'Erin O'Toole a envoyée à François Legault

• À lire aussi: Des négociations peu importe le parti élu à Ottawa, prévient Éric Caire

Le parti d’Erin O’Toole a ainsi proposé de convertir la Déduction pour frais de garde d’enfants en crédit d’impôt remboursable qui pourra couvrir jusqu’à 75 % des frais de garde pour les familles avec un faible revenu. Ce taux sera réduit pour les familles avec un revenu plus conséquent pouvant alors atteindre un minimum de 26 %.

«L’échelle sera la même que celle utilisée par le gouvernement du Québec pour son Crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants», a précisé le Parti conservateur du Canada.

En ce qui concerne le Québec, cette déduction réformée sera ajoutée au crédit d’impôt qui existe déjà pour les parents qui ne participent pas au programme de garde d’enfants à 10 $ par jour, a-t-il été assuré.

  • Écoutez l'analyse de Philippe-Vincent Foisy et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio: 

«Après trois décennies de promesses non tenues par les libéraux, Justin Trudeau a tenu de beaux discours au sujet de la garde d’enfants, mais il n’a pas tenu ses promesses», a déclaré M. O’Toole qui était présent à Russell, en Ontario.

Plus tôt en matinée, M. O’Toole avait mentionné dans une lettre adressée au premier ministre québécois qu’il souhaitait prendre un nouvel engagement avec le gouvernement provincial, qui mettrait ainsi fin à l’entente prise avec Justin Trudeau pour le transfert de 6 milliards $.

«Dans les 100 premiers jours d’un gouvernement conservateur, je m’assoirai avec vous pour conclure une entente qui permettra à Québec et à Ottawa d’atteindre leurs objectifs respectifs, qui respectera à la fois les priorités du Québec en matière de garde d’enfants, ainsi que les devoirs du gouvernement fédéral envers les autres provinces dans le domaine», a-t-il expliqué.

«Dans notre cadre financier, nous avons prévu de l’argent pour de futures ententes avec les provinces. C’est avec ce fond que j’entends honorer mon engagement de coordonner mon approche en matière de garde d’enfants avec votre priorité, soit le programme de CPE québécois qui fonctionne bien depuis plus de 20 ans», est-il également possible de lire dans cette lettre.

Le remplacement du programme libéral pour les garderies avait été révélé mercredi dernier lors du dévoilement de l’évaluation des coûts de la plateforme électorale des conservateurs.

Les autres chefs en désaccord

Les dirigeants des trois autres partis fédéraux principaux n’ont pas manqué de réagir à cette lettre du chef conservateur et à l’entente avec le Québec pour les garderies.

«Depuis des semaines et des mois maintenant, [Erin O’Toole] dit qu’il va annuler nos accords sur les garderies, il ne va pas créer d’espaces et c’est dans sa plateforme qu’il ne va pas honorer les 6 milliards $ que nous envoyons sans condition au Québec pour les familles», a réitéré le libéral Justin Trudeau, qui se trouvait à Richmond, en Colombie-Britannique.

«Avez-vous vu quelque chose de nouveau dans sa lettre ? Exactement la même affaire qu’il dit depuis le début, a affirmé le bloquiste Yves-François Blanchet, alors en déplacement aux Îles de La Madeleine. Il n’y a rien de nouveau, ça reste Erin O’Toole, ça reste les conservateurs, ça reste des valeurs qui ne vont pas dans le sens de celles du Québec».

Le néodémocrate a de son côté assuré qu’il garderait l’entente pour les services de garde d’enfants s’il était élu.

«C’est une bonne entente [qui] reconnaît les gestes audacieux et inspirants du Québec. On a un système de garderie qui a été avant-gardiste et qui est toujours avant-gardiste», a avancé Jagmeet Singh lors de son annonce à Toronto, en Ontario.