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Les anti-Québécois au front

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On trouve, dans l’espace public québécois, certains commentateurs qui font carrière à déconsidérer leur peuple. Ils sont d’une loyauté trouble à l’endroit de leur pays. Concrètement, ils agissent contre lui.

Qu’on me comprenne bien : je ne parle pas des adversaires de la souveraineté, du nationalisme, de la loi 21, ou de ceux qui, simplement, se sentent étrangers à toutes ces questions identitaires. Ils en ont bien le droit. Nous sommes une démocratie libérale.

Élites

Je parle d’une manière de critiquer le Québec en le vomissant, et de relativiser toutes les attaques qu’il subit en expliquant qu’elles ne sont jamais, jamais graves. 

Je parle des anti-Québécois. Ou plutôt, de ces Québécois devenus complices de ceux qui nous vomissent au Canada anglais.

Ne soyons pas surpris, une telle élite retournée contre son peuple est courante dans les pays comme le nôtre, qui subissent une forme de tutelle étrangère, à laquelle nous sommes tellement habitués que nous ne parvenons plus à la nommer sans nous sentir ridicules. Au Québec, cette tutelle s’incarne à Ottawa, qui a acheté et détourné une grande partie de nos élites au fil de l’histoire, et parle le langage du multiculturalisme canadien.

Devant les attaques contre le Québec, devant les procès en racisme, en xénophobie, les perroquets stipendiés qui y participent répètent en boucle : ce n’est qu’un détail, un dérapage, une déclaration hasardeuse. C’est ce qu’ils ont répété après l’attaque en règle contre le Québec lors du débat en anglais. Rien n’est jamais grave. Rien.

  • Écoutez la chronique de Mathieu Bock-Côté au micro de Richard Martineau sur QUB radio: 

Soumission

Ce qui est triste, c’est de voir de vraies intelligences s’avilir dans la soumission. 

Mais il faut simplement se passer de l’avis de ces sermonneurs. À l’échelle de l’histoire, leur fonction n’est pas d’éclairer le débat public, mais de toujours décourager les Québécois, de jeter sur eux le soupçon, de les pousser à se mépriser eux-mêmes.

Nous connaissons la chanson.