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Surpris par le manque de personnel, Dubé entrevoit du délestage

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Le ministre de la Santé Christian Dubé s’est dit surpris par le manque de personnel dans le réseau de la santé, mardi, après avoir annoncé la fermeture d’une urgence en Abitibi en pleine 4e vague de COVID-19.

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«Je n'aurais jamais pensé au début de l'été qu'on aurait le problème de personnel qu'on a en ce moment», a-t-il révélé en point de presse à l’Assemblée nationale, mardi.

Le réseau de la santé devra donc faire des «choix de services» en région, mais ce pourrait aussi être le cas dans la région du grand Montréal, où la situation est particulièrement fragile, a indiqué Christian Dubé.

«J'aime beaucoup mieux qu'on soit capable de rediriger les services à certains endroits que d'avoir des services qui ne sont pas sécuritaires pour les employés ou pour les patients», a ajouté le ministre.

Délestage et réorganisation

Québec vise ainsi à préserver son personnel «tellement épuisé» pour éviter «que ça craque», dit-il.

Du délestage ou des réorganisations de services sont donc à prévoir cet automne, a-t-il souligné.

Cet été, des hôpitaux ont dû faire face à des ruptures de service en Outaouais, sur la Côte-Nord, dans le Bas-Saint-Laurent et en Abitibi-Témiscamingue. Et malgré tout, le gouvernement garde le cap sur son objectif de revenir au même niveau d’opérations quotidiennes qu’avant la pandémie en octobre.

Pour cela, Québec vise à augmenter à 36 000 le nombre de chirurgies effectuées par mois en octobre, soit 2000 de plus qu’avant la pandémie, dans l’espoir d’avoir rattrapé le retard accumulé en 2023. Au moment de présenter son plan, en juin, ce niveau était à 26 000 par mois. Il manque au moins 4000 infirmières à court terme dans le réseau de la santé, selon les estimations de Québec. D’ici 5 ans, il en manquera 28 000, précise-t-on au gouvernement.

Solution à long terme

Malgré tout, Québec tenait à offrir au moins deux semaines de congé à son personnel cet été.

«On a réussi, durant l'été, à tenir ça [le] plus souvent, mais [pour régler] le problème de ressources humaines, on va y travailler, on y travaille en ce moment, mais il va falloir trouver des solutions beaucoup plus permanentes que ce qu'on est en train de faire en ce moment», a indiqué Christian Dubé, mardi.

Ce dernier compte notamment sur l’entrée en vigueur imminente de la nouvelle convention collective pour les infirmières conclue entre la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, et les syndicats d’infirmières.

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