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Crainte d’épidémie liée au virus mortel Nipah

INDIA-VIRUS-NIPAH
archives, AFP

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Des responsables de la santé du sud de l'Inde s'efforcent d'endiguer une possible épidémie du virus Nipah après la mort d'un garçon la semaine dernière, rapportent plusieurs médias internationaux.

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Le garçon de 12 ans a été admis dans un hôpital de Kozhikode, une ville de l'État indien du Kerala, avec des symptômes de fièvre et d'inflammation cérébrale, indique la chaîne NPR.

Il a reçu un diagnostic d'infection par le virus Nipah et est décédé le 5 septembre dernier. Sa mort a entraîné une forte réaction des autorités sanitaires qui ont rapidement identifié les contacts du gamin. 

Le 6 septembre,188 contacts ont été identifiés, dont 20 étaient des contacts étroits. Ces 20 derniers ont été placés en quarantaine, et certains ont été surveillés à l’hôpital, indique CBS News. 

Le 7 septembre, huit des contacts étroits ont été testés négatifs pour le virus.

Néanmoins, moins deux agents de santé qui ont été en contact avec le garçon ont commencé à présenter des symptômes de l'infection virale et ont été hospitalisés en attendant les résultats des tests pour confirmer une l’infection.

Les autorités ont également bouclé une zone dans un rayon de 3,2 kilomètres du domicile du garçon pour mener leur enquête sur cette éclosion possible. 

Le virus Nipah se trouve naturellement chez certaines chauves-souris, mais peut muter chez les humains indiquent les CDC américains.

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Le virus peut provoquer un gonflement du cerveau appelé encéphalite, et les symptômes peuvent inclure de la fièvre, des maux de tête, suivis de somnolence, de désorientation et de confusion. Les personnes infectées par le virus peuvent tomber dans le coma dans les 48 heures suivant l'apparition des symptômes. 

Le virus Nipah est particulièrement dangereux avec un taux de mortalité pouvant atteindre 75 %, selon l'Organisation mondiale de la santé. C'est beaucoup plus élevé que le taux de mortalité pour COVID-19, qui a été estimé à environ 2%, en utilisant les données sur les cas et les décès depuis le début de la pandémie. 

Le virus Nipah est par contre beaucoup moins contagieux que le coronavirus à l'origine du COVID-19. Le variant Delta du coronavirus a un nombre de reproduction, d'environ 7R, ce qui signifie que chaque personne infectée transmet le virus à une moyenne de sept autres personnes. 

En revanche, le R0 du virus Nipah est estimé à environ 0,5, selon le Johns Hopkins Center for Health Security.

Le virus Nipah a été découvert pour la première fois en 1999, lorsqu'il a provoqué des épidémies en Malaisie et à Singapour liée à des élevages de porcs qui ont tué plus de 100 personnes, selon le CDC. 

Depuis, le virus a principalement provoqué des épidémies au Bangladesh et en Inde.