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De futurs comiques résilients et créatifs

Les finissants de l’École nationale de l’humour terminent leur tournée

Louise Richer École nationale de l'humour
Photo courtoisie, Hugo B. Lefort Louise Richer est la directrice générale fondatrice de l’École nationale de l’humour.

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La COVID a fortement chamboulé la formation qu’ont reçue les finissants de l’École nationale de l’humour. Avec leur tournée pandémique qui se termine jeudi soir, au Club Soda, les humoristes en herbe seront plus outillés que jamais pour affronter les difficultés du métier.

« On ne voulait absolument pas que ce soit des cohortes sacrifiées ». Au bout du fil, la directrice générale et fondatrice de l’ÉNH, Louise Richer, parle de ses finissants avec beaucoup d’empathie. Lorsque la pandémie a frappé, au printemps 2020, les cours sont passés du présentiel au virtuel en l’espace de cinq jours.

« On a fait tout ce qu’on a pu, dit-elle. On a tenu compte des créateurs qu’ils sont. On a aussi tenu des réunions hebdomadaires pour les écouter. Ça prenait un niveau de vigilance aigu. »

Moment phare qui couronne chaque formation de deux ans, la tournée des finissants est attendue avec impatience par les étudiants. Cette année, COVID oblige, ils n’ont pu faire que 22 spectacles, au lieu des 30 habituels.

« Avec les restrictions sanitaires, il fallait une chambre par finissant, indique Louise Richer. D’habitude, on en met quatre dans une chambre ! Normalement, on pense à nos budgets. Mais là, on s’est dit que cette tournée était trop précieuse pour eux. »

« On a réussi quand même à leur faire vivre plein de contextes, comme des spectacles à l’extérieur, d’autres à l’intérieur, et aussi des festivals, poursuit la directrice. On a aussi pu faire des virées en Abitibi, au Saguenay et à Gatineau. »

Spectacles virtuels

La pandémie a incité l’ÉNH à modifier son programme en incluant les spectacles virtuels. « Les jeunes ont travaillé avec un prof pour voir comment s’exprimer quand on ne voit que le haut du corps. »

Les différentes embûches qu’ont vécues les finissants avec la pandémie les ont-ils rendus plus résilients ? « C’est une bonne hypothèse, répond Louise Richer. Ils ont eu des hauts et des bas à tous les niveaux. Ils se sont mis en danger de façon exceptionnelle. »

Preuve de la diversité des candidats, quatre finissants sont âgés de 37 à 44 ans cette année. « On parle du tiers de la cohorte », remarque la directrice. Et pour la toute première fois, dans la nouvelle cohorte qui vient d’arriver à l’ÉNH, les femmes sont en majorité dans le programme de création, avec 7 étudiantes sur un total de 13. 


La tournée des finissants.es 2021 de l’ÉNH sera présentée ce jeudi soir, à 20 h, au Club Soda. lepointdevente.com