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Pénurie de personnel en santé: de meilleures conditions pour arrêter l’hémorragie

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Les syndicats qui représentent les travailleurs de la santé ont demandé à François Legault de revoir rapidement à la hausse les conditions de travail et de mettre fin au «recours systématique» du temps supplémentaire obligatoire (TSO), mercredi, quelques heures après l’annonce du premier ministre sur une hausse généralisée de leur salaire.

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Mardi, le gouvernement Legault a annoncé que des ruptures de services et des activités de délestage étaient prévues pour l’automne devant la flambée des cas de COVID-19 et du manque de personnel dans les centres hospitaliers et les établissements de santé. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, s’était même montré surpris que la fermeture de certaines urgences soit tributaire du manque de personnel.

Ce à quoi la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ) ont rétorqué que de meilleures conditions de travail aideraient à retenir le personnel dans les hôpitaux et mettraient fin à l'hémorragie du système de santé.

«Ce sont les conditions de travail difficiles qui poussent le personnel infirmier et cardiorespiratoire à quitter le réseau. C'est là-dessus que le gouvernement doit se concentrer s'il veut convaincre des gens de venir prêter main-forte au réseau de la santé et des services sociaux», a expliqué Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS-CSN.

« Le gouvernement a fait la sourde oreille à nos demandes en négociation pour améliorer les conditions de travail des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes et il doit maintenant se résigner à agir pour une meilleure conciliation travail-famille, pour mettre fin au TSO, pour contrer la surcharge de travail et pour agir sur l'instabilité des postes et des horaires», a souligné de son côté Claire Montour, présidente de la FSQ-CSQ.

«Il coupe sans cesse dans nos conditions de travail et s'étonne ensuite que les gens quittent le réseau», ont dénoncé les deux représentantes.

L’offre de François Legault est actuellement sur la table, mais selon la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, il faudrait «attendre» de voir la mise en œuvre de l’entente syndicale signée cet été avec les deux partis.