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Une solitude qui fait peur et craindre le pire

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Je suis une divorcée dans la cinquantaine. J’ai attendu que mes enfants soient en âge de se débrouiller pour quitter leur père avait qui j’avais une relation sans intérêt depuis longtemps. Il n’a pas compris mon geste et mes enfants non plus. Je suis devenue à leurs yeux une pure égoïste. Ça fait deux ans et ils n’ont pas changé d’avis. J’ai avec eux des relations fort distantes.

Ayant acquis au fil des ans, pour cause de mari peu loquace, une grande capacité à vivre dans la solitude, je m’en sortais, pas trop mal. Mon problème actuel vient du fait qu’on m’a diagnostiqué un cancer du sein.

Une fois le choc assumé, il m’a fallu songer à organiser ma vie en fonction des traitements qui vont débuter bientôt. Ma sœur a accepté de m’accompagner pour amorcer le processus, mais je sais qu’elle a ses occupations personnelles qui ne lui permettront pas de toujours être à mon chevet en cas de besoin urgent.

Ne sachant rien de mes relations avec mes enfants, elle me presse de les avertir de mon état. Mais je répugne à le faire, car je ne veux pas leur inspirer de la pitié. J’ai déjà assez d’avoir à supporter leur mauvaise humeur sans m’imposer ça en plus. Mais comme elle insiste, je ne sais plus quoi faire. J’apprécierais avoir votre avis.

Anonyme

J’ai eu vent d’un cas semblable au vôtre. Je vous assure que les enfants d’une femme qui, n’ayant pas de bonnes relations avec eux avait omis de leur révéler un état similaire au vôtre, en furent offusquées et surtout très peinés.  

Malgré l’absence de chaleur dans leurs relations avec leur mère et un certain éloignement depuis quelques années pour cause de séparation d’avec leur père, ils auraient souhaité être mis au courant de son cancer, pour ne pas risquer de rater cette dernière occasion qu’ils avaient d’aplanir les choses avec elle.

Qui vous dit que ce n’est pas l’occasion rêvée pour vous de vous rapprocher des vôtres et leur dire votre vérité au sujet de votre séparation ? À votre place, je n’hésiterais plus.