/news/politics
Navigation

Élections municipales: des candidats vaccinés ou exclus

STOCKQMI-HÔTEL-DE-VILLE
Photo d'Archives, Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Moins de trois mois avant le jour du vote, la vaccination des candidats est une exigence sine qua non pour les quatre principaux partis impliqués dans la course à la mairie de Montréal. 

• À lire aussi: Élections municipales: les hostilités sont lancées à Montréal

À Projet Montréal, le parti de la mairesse sortante, Valérie Plante, la preuve de la double vaccination est demandée à tous les candidats.

«Pour nous, c’était une règle de base. C’était important que tout le monde [le] soit pendant la campagne. On doit donner l’exemple», a souligné Mme Plante, en marge d’un point de presse jeudi.

Pour elle, il «va de soi» que les candidats des autres partis doivent également être vaccinés, alors que le contexte d’une campagne les amènera à rencontrer de nombreuses personnes.

«Un élu municipal, provincial ou fédéral doit donner l’exemple de ce qu’on invite tous les citoyens à faire», a ajouté la mairesse.

Chef d’Ensemble Montréal, qui forme l’opposition officielle, Denis Coderre croit aussi que les candidats de tous les partis devraient être vaccinés pour la course électorale.

«Tous mes candidats doivent être vaccinés et avoir le passeport vaccinal. J’y crois au vaccin, j’ai été un des premiers [dans mon groupe] d’âge. Je pense qu’on est rendu là», a-t-il déclaré.

Il précise que dans son équipe, une personne n’a pas encore reçu le vaccin, pour des raisons médicales, mais qu’elle devrait être inoculée rapidement.

Un peu plus tôt en septembre, M. Coderre avait également soulevé l’idée d’imposer la vaccination pour les employés de première ligne de la Ville, tels que les policiers et les pompiers.

Des candidats exclus?

Selon un texte de «La Presse», publié mercredi, la candidate d’Ensemble Montréal Julie-Pascale Provost aurait été exclue du parti parce qu’elle n’était pas vaccinée.

En marge d’un point de presse, Denis Coderre a plutôt évoqué d’autres raisons. «C’est une maman qui a quatre enfants et une famille. Pour des raisons familiales, elle a décidé de retirer sa candidature, et je vais respecter ça. Elle ne m’a jamais dit si elle était vaccinée ou non», a-t-il affirmé.

Elle ne serait pas la seule dans cette situation. Selon des informations obtenues par l’Agence QMI, Cynthia Mendoza, qui était en lice pour Projet Montréal dans le district de Marie-Clarac, dans l’arrondissement de Montréal-Nord, a également retiré sa candidature parce qu’elle refusait de se faire vacciner.

De son côté, Projet Montréal a plutôt expliqué son départ par des «raisons personnelles», mais dit compter sur son appui à Montréal-Nord.

«Elle a décidé de quitter la course, ce qu’on respecte, et elle a continué à nous appuyer. Il n’y a pas de “hard-feeling”», a indiqué Mme Plante.

Exigés par les autres partis

Du côté de Mouvement Montréal, le parti de Balarama Holness, on affirme que tous les candidats ont reçu au moins une dose, et que les deux doses seront une exigence pour le parti.

«Nous encourageons tous les candidats ainsi que tous les Montréalais à se faire vacciner», a également souligné le parti, par courriel.

À Ralliement pour Montréal, dirigé par Marc-Antoine Desjardins, la vaccination est une question de «responsabilité citoyenne». Le parti encourage également la population à recevoir le vaccin, même s’il n’est pas obligatoire, puisqu’il constitue «le meilleur outil disponible» contre la COVID-19.

«Le statut vaccinal des candidats ne nous a pas encore paru comme un point à débattre puisque, par nature, tous nos candidats partagent les valeurs du parti et qu'ils suivent les règles sanitaires, tout comme les membres de notre équipe», a déclaré par courriel un représentant du parti, en réponse aux questions de l’Agence QMI.