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Camp des recrues du Canadien: Norlinder rêve à montréal

Le défenseur de 21 ans a quitté la Suède pour gagner un poste avec le CH

À sa première visite à Montréal, Mattias Norlinder découvre toute la magie du camp d’entraînement ds recrues du CH.
Photo Martin Chevalier À sa première visite à Montréal, Mattias Norlinder découvre toute la magie du camp d’entraînement ds recrues du CH.

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Pour Mattias Norlinder, il y a deux options cette saison. Il portera les couleurs des Indians de Frölunda dans son pays natal, la Suède, ou celles du Canadien, l’équipe qui l’a repêché au troisième tour (64e au total) en 2019.

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La réponse reste assez simple. Si on lui donnait le choix, Norlinder aimerait mieux faire ses débuts dans la LNH à Montréal que de retourner pour une deuxième saison à Frölunda.

À sa sortie d’un premier entraînement au camp des recrues, le défenseur de 21 ans a clairement identifié son objectif.

« C’est un long chemin pour tout le monde, a rappelé Norlinder. Je peux retourner en Suède si c’est le souhait du Canadien. Mais je suis ici pour gagner un poste. »

Sur le plan contractuel, Norlinder a encore une saison à écouler avec les Indians. 

Il pourrait toutefois briser cette entente s’il parvient à obtenir un poste à la ligne bleue du CH.

Une première

Deux ans après l’année de son repêchage, le défenseur de 5 pi 10 po et 179 lb a mis les pieds pour une première fois à Montréal. 

Avant cette année, il n’avait jamais eu la chance de participer à un camp de développement, un camp des recrues ou un réel camp avec le Tricolore.

« C’est génial, je suis maintenant ici depuis deux jours, a-t-il répliqué. Je veux absorber le plus d’informations possible et profiter de cette occasion. J’ai du plaisir avec les autres joueurs, je suis heureux. »

Norlinder appartient à la catégorie des beaux espoirs de l’organisation. Des 26 joueurs présents à ce camp des recrues, le Suédois représente le principal point de mire avec un autre défenseur, Kaiden Guhle, un choix de 1er tour (16e au total) de l’organisation en 2020. 

À sa première visite à Montréal, Mattias Norlinder découvre toute la magie du camp d’entraînement ds recrues du CH.
Photo Martin Chevalier

Plus offensif

Guhle a la réputation d’être un guerrier, un défenseur mobile, mais qui préconise également un style de jeu très robuste lui permettant de jouer contre les meilleurs trios des équipes adverses. Dans le cas de Norlinder, il s’amène en Amérique du Nord avec une autre carte de visite. Il a fait parler de lui en Suède pour ses habiletés offensives, ses feintes et sa rapidité.

Sur le flanc gauche à Montréal, il y a peu de défenseurs de ce moule. Ben Chiarot et Joel Edmundson remplissent des missions défensives. Alexander Romanov avait un bon flair offensif avec l’équipe russe au Championnat du monde junior, mais il cherche encore à peaufiner son jeu au niveau de la LNH. Brett Kulak, un autre gaucher, complète le portait chez les défenseurs gauchers.

Jeff Petry, David Savard et Chris Wideman (qui se battra pour un poste de 7e défenseur) sont trois droitiers.

À ses premiers jours au camp des recrues, Norlinder devra se familiariser avec une petite glace comparativement à la Suède.

« Ce n’est pas ma première fois sur une petite glace, a-t-il dit. J’imagine que ça prendra un peu de temps pour m’ajuster, mais je me donnerai du temps. Je ne peux pas juger après un entraînement. »

« En Suède, c’est une ligue encore plus défensive malgré la grande glace, a-t-il continué. Ici, tu dois penser au jeu défensif en premier, mais tu peux aussi te concentrer sur l’attaque. Je veux travailler sur mon offensive. »

Un suspect

À la veille d’un premier entraînement à Brossard, Rob Ramage, le directeur du développement des joueurs, a identifié Norlinder comme l’un des principaux espoirs à surveiller.

« Mattias Norlinder est un pro. Il a déjà une bonne expérience en Suède. On ne sait jamais ce qui peut arriver entre maintenant et le mois d’octobre. Il a fait de beaux progrès au cours des dernières saisons. Après notre premier déjeuner, je ne le reconnaissais pas. Il a changé physiquement. Pour reprendre une expression, il est un “suspect” » ! Jean-François Houle, l’entraîneur en chef du Rocket de Laval, a également répondu à plusieurs questions au sujet de Norlinder.

« ll faut lui procurer de bonnes habitudes de travail, a mentionné Houle. Il a un bon coup de patin et une bonne tête de hockey. Il peut s’adapter rapidement. J’ai hâte de le voir pour le camp des recrues et le réel camp. La constance restera un élément clé. Le CH regardera ça de près avec Mattias. »

« Les joueurs ont besoin de faire leur place, a-t-il enchaîné. Que tu proviennes de l’Europe, que tu sois un choix de 1er tour ou de 7e tour, ça ne change rien. Ça restera à lui de déterminer sa valeur. On est ici pour le guider dans le bon chemin. »

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