/news/elections
Navigation

Par le biais de Jason Kenney, Trudeau attaque O’Toole

Coup d'oeil sur cet article

À la suite du fiasco dans la gestion de la pandémie de COVID-19 en Alberta, Justin Trudeau a multiplié les liens entre le leadership d’Erin O’Toole et celui des conservateurs de Jason Kenney, alors que Jagmeet Singh a accusé M. Trudeau d’avoir aggravé la situation en déclenchant une élection «pour des raisons égoïstes».

• À lire aussi: Brian Mulroney revient au devant de la scène pour appuyer O'Toole

• À lire aussi: Question controversée: le Groupe de diffusion des débats reste muet et ne compte pas s'excuser

Catastrophé, le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, a annoncé mercredi soir l’imposition d’un passeport vaccinal et déclaré l’urgence sanitaire, alors que les urgences de la province atteignent la limite de leur capacité après deux mois sans l’imposition d’aucune mesure sanitaire.

Pour les libéraux et les néodémocrates, il s’agit d’une preuve de l’échec des conservateurs canadiens à gérer une pandémie.

«Comme le premier ministre Kenney l’a avoué hier soir, son approche était erronée. Et le leadership, ça compte pour quelque chose dans cette pandémie. Le fait que M. O’Toole continuait d’applaudir le style de leadership et l’approche de M. Kenney même il y a quelques jours, souligne à quel point ce n’est pas le bon leader pour en finir avec la pandémie», a déclaré Justin Trudeau, en point de presse à Montréal jeudi matin.  

  • Écoutez l'analyse de Philippe-Vincent Foisy et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

«Si l’Alberta avait fait les choses plus tôt [...], quand toutes les provinces l’ont fait, ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Mais ce n’est pas mon travail de les juger», a-t-il dit.

Le chef libéral s’en est pris à ce qu’il a appelé «l’aile antivax» du Parti conservateur. Le chef Erin O’Toole n’a pas imposé la vaccination à ses candidats, même si la très grande majorité de ceux-ci ont reçu le vaccin.

O’Toole évite les parallèles

Appelé à commenter la situation en Alberta à répétition pendant son point de presse jeudi, le chef conservateur a évité toute référence directe à Jason Kenney.

«Pendant la crise, toutes les provinces ont essayé de maintenir la balance entre la primauté de la santé publique et les besoins économiques. Toutes les provinces ont changé leur approche et se sont ajustées en fonction des différentes vagues de la pandémie. Mais ce que les provinces n’ont pas eu, c’est un partenaire fiable et constant à Ottawa», a-t-il lancé.

Sur les réseaux sociaux, les candidats et sympathisants libéraux ont publié une multitude de statuts et d’images signifiant qu’entre M. O’Toole et M. Kenney, c’est blanc bonnet, bonnet blanc.

  • Écoutez l’entrevue de Dr. Quentin Durand-Moreau, professeur adjoint au département de médecine préventive de l’Université de l’Alberta

Singh se concentre sur Trudeau

Jagmeet Singh n’a pas mâché ses mots pour critiquer le premier ministre Kenney, mais a réservé une grande part du blâme au premier ministre canadien.

«Ça aurait pu se passer autrement. [...] Il n’y a aucun doute que M. Kenney est à blâmer, et que son leadership a été horrible», a-t-il déclaré, avant de rediriger ses attaques contre Justin Trudeau, sa principale cible, «qui a contribué au problème en déclenchant des élections» et en ne mettant pas en place de congé payé rapidement.

Le chef du NPD a indiqué qu’il ferait tout en son pouvoir pour stopper la crise sanitaire dans la province, comme envoyer l’armée en renfort, par exemple.

«Si on était au Parlement à Ottawa, on aurait pu travailler, on aurait pu livrer plus d’aide, on aurait pu passer des projets de loi pour aider des gens, a-t-il dit. Les gens paient le prix pour cette décision [de lancer une élection].»

À voir aussi