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Sainte-Julie: un promoteur renonce à construire 15 maisons de luxe dans un boisé

Sur la présente photo: Les membres du conseil municipal de Sainte-Julie posent dans le boisé qui a été acquis par la Ville. De gauche à droite : Mario Lemay, Nicole Marchand, la mairesse Suzanne Roy (à l'avant-plan), André Lemay (à l'arrière-plan derrière la mairesse), Amélie Poirier (à l'arrière), Claude Dalpé (à l'arrière également), Lucie Bisson (tout en noir), Isabelle Poulet (à l'avant-plan) et Normand Varin (derrière Mme Poulet).
PHOTO COURTOISIE / Ville de Sainte-Julie Sur la présente photo: Les membres du conseil municipal de Sainte-Julie posent dans le boisé qui a été acquis par la Ville. De gauche à droite : Mario Lemay, Nicole Marchand, la mairesse Suzanne Roy (à l'avant-plan), André Lemay (à l'arrière-plan derrière la mairesse), Amélie Poirier (à l'arrière), Claude Dalpé (à l'arrière également), Lucie Bisson (tout en noir), Isabelle Poulet (à l'avant-plan) et Normand Varin (derrière Mme Poulet).

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Un terrain destiné à être déboisé afin d’y construire 15 résidences de luxe sera finalement protégé à vie par la Ville de Sainte-Julie qui vient d’en faire l’acquisition grâce à l’appui financier de Québec et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Le promoteur Développements Hauts-Bois a accepté l’offre d’environ 4,5 millions $ de Sainte-Julie pour les 18 lots du boisé de quatre hectares adossés au mont Saint-Bruno. Le gouvernement du Québec et la CMM ont octroyé, à parts égales, un peu plus de 3,1 millions $ alors que la Ville a consenti 1,3 million $.

«C’est une très belle nouvelle! On ne s’attendait pas à ce que cette acquisition se fasse avant Noël», a réagi la porte-parole de l'organisme Sauvons le versant Sainte-Julie du mont Saint-Bruno, Sonia Pépin.

Sur la présente photo: Les membres du conseil municipal de Sainte-Julie posent dans le boisé qui a été acquis par la Ville. De gauche à droite : Mario Lemay, Nicole Marchand, la mairesse Suzanne Roy (à l'avant-plan), André Lemay (à l'arrière-plan derrière la mairesse), Amélie Poirier (à l'arrière), Claude Dalpé (à l'arrière également), Lucie Bisson (tout en noir), Isabelle Poulet (à l'avant-plan) et Normand Varin (derrière Mme Poulet).
PHOTO COURTOISIE / Ville de Sainte-Julie

Ces derniers mois, ce comité citoyen s’est mobilisé et a fait circuler une pétition de 20 000 noms pour convaincre la Ville de Sainte-Julie de protéger ce boisé. Finalement, au mois de mai dernier, devant cette forte mobilisation, les élus municipaux ont décidé de ne pas aller de l’avant avec le projet et d'entamer les démarches afin d’acquérir ce terrain.

«Si nous n’avions pas eu cette mobilisation citoyenne, probablement que les maisons seraient en construction présentement. Cela prouve que la mobilisation citoyenne porte ses fruits. J’espère que ce dossier va motiver d’autres groupes citoyens à poursuivre leur action parce que ça apporte de beaux résultats», mentionne Mme Pépin.

De son côté, la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, a félicité le conseil municipal d’avoir été «à l’écoute de ses citoyens» et d’avoir travaillé «à améliorer leur qualité de vie».

Sur la présente photo: Les membres du conseil municipal de Sainte-Julie posent dans le boisé qui a été acquis par la Ville. De gauche à droite : Mario Lemay, Nicole Marchand, la mairesse Suzanne Roy (à l'avant-plan), André Lemay (à l'arrière-plan derrière la mairesse), Amélie Poirier (à l'arrière), Claude Dalpé (à l'arrière également), Lucie Bisson (tout en noir), Isabelle Poulet (à l'avant-plan) et Normand Varin (derrière Mme Poulet).
PHOTO COURTOISIE / Ville de Sainte-Julie

Espèce menacée

Sans cette intervention, la déforestation aurait mis en péril des centaines d’espèces fauniques et floristiques, rapporte la porte-parole du comité citoyen. Parmi les plantes, on compte le ginseng à cinq folioles, une espèce menacée et protégée.

«Le mont Saint-Bruno est un symbole identitaire fort du Grand Montréal et un lieu de grande valeur écologique que nous avons le devoir de protéger», a, pour sa part, souligné la mairesse de Montréal et présidente de la Communauté métropolitaine de Montréal, Valérie Plante, par voie de communiqué.

Notons que le promoteur du projet vendait certains terrains au coût de plus d’un million de dollars chacun. Trois d’entre eux étaient déjà vendus, selon son site internet.