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Yves-François Blanchet, là pour faire des gains pour le Québec

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La campagne en est à ses derniers miles tandis que les Canadiens sont appelés aux urnes le 20 septembre et les chefs des partis politiques tentent de profiter des derniers jours pour convaincre les électeurs de voter pour eux.

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TVA Nouvelles s’est entretenu, jeudi, avec le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet.

Identité québécoise

La question controversée posée à Yves-François Blanchet par la modératrice du débat en anglais est arrivée à point pour le Bloc québécois qui fait de la question identitaire un de ses chevaux de bataille. 

«Je pense que c’est surtout quelque chose de révélateur. Toutes les analyses subséquentes suggèrent qu’on a simplement mieux vu la perception que beaucoup de gens au Canada ont des valeurs québécoises ou de la façon dont le Québec veut promouvoir ses propres valeurs», affirme le chef du Bloc. 

Ce dernier dénonce également la lenteur avec laquelle les autres chefs de parti présents au débat ont admis que des excuses devraient être faites de la part de l’animatrice ou du consortium. 

François Legault et Erin O’Toole   

Yves-François Blanchet n’est pas d’accord avec l’invitation du premier ministre du Québec, François Legault, de voter pour un gouvernement minoritaire conservateur. 

Tout d’abord, il explique que les personnes qui désirent un gouvernement majoritaire, peu importe leur allégeance politique, vont habituellement voter pour le parti conservateur ou pour le parti libéral. 

«C’est les seuls qui peuvent former un gouvernement majoritaire», dit le chef du Bloc. 

«Quand le premier ministre du Québec dit qu’il veut un gouvernement minoritaire, et bien la seule façon d’obtenir un gouvernement minoritaire, c’est de voter pour le Bloc québécois», soutient-il. 

Gestion de la pandémie

Pour toutes les questions liées à la santé, le chef du Bloc québécois rappelle qu’il s’agit d’une compétence provinciale et que c’est aux provinces de prendre leurs propres décisions. 

«Le fédéral ne peut pas dire aux provinces quoi faire et ne pas faire. Il y en a qui vont mieux faire, il y en a qui vont moins bien faire, ça reste une juridiction du Québec et des provinces», répond-il lorsqu’on lui demande son point de vue sur la vaccination obligatoire. 

Il décoche toutefois une flèche au premier ministre sortant, Justin Trudeau, qu’il accuse d’avoir «utilisé l’argument du vaccin obligatoire [pour les fonctionnaires fédéraux] pour camoufler son déclenchement électoral précipité à des fins partisanes». 

Troisième lien

La question du potentiel «écologique» du troisième lien entre Québec et Lévis, dont il a été question pendant la campagne électorale, est, pour Yves-François Blanchet, surtout une question entre la province et les villes concernées. 

«Mon point est le suivant : ça relève de Québec, Québec est responsable des évaluations environnementales, des consultations publiques, d’obtenir l’acceptabilité sociale. Je pense que le projet a un potentiel environnemental, je ne crois pas qu’il en soit à sa version finale», maintient-il. 

Pour le chef du Bloc, son avis importe peu puisque son parti siège au parlement canadien et que «le travail d’Ottawa, c’est de prendre l’argent relatif à l’ensemble des infrastructures, de le mettre dans une enveloppe et de l’envoyer à Québec parce que c’est une juridiction de Québec». 

Le Bloc dans un gouvernement minoritaire    

Les sondages tendent à démontrer que le prochain gouvernement sera, encore une fois, minoritaire. 

Yves-François Blanchet dresse une courte liste des éléments qui seraient non négociables pour la survie d’un gouvernement minoritaire. 

«Bien-sûr, on a notre grande préoccupation pour les régions du Québec, mais outre ça, le traitement des aînés qui restent indignes, la discrimination en vertu de laquelle les aînés de 65 à 75 ans n’ont aucune augmentation de la pension de vieillesse [...] et évidemment, l’augmentation des transferts en santé», énumère-t-il. 

Le chef du Bloc est d’ailleurs d’avis que «ce serait long avant une autre élection» et est optimiste des gains que son parti pourrait faire pour le Québec.  

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