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La Santé publique veut prioriser le logement

Être mal logé impacte la santé physique et mentale

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La Direction de santé publique de Montréal revoit ses priorités et s’attaque à la crise du logement, après avoir passé un an et demi à focaliser entièrement sur la crise sanitaire.

« Depuis un an et demi, on a travaillé la COVID de façon intensive, mais en même temps, le reste de la santé publique ne disparaît pas », soutient le Dr David Kaiser, chef médical de l’équipe de santé environnementale de la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal dans une entrevue au Journal. Il affirme qu’il est temps pour les autorités sanitaires de se pencher sur l’après-pandémie.

Logement et santé

Ainsi, même si la DRSP est encore occupée par la COVID-19, elle réinvestira de façon « accélérée » d’autres enjeux de santé publique lors des prochains mois.

« On est très préoccupé par l’accès au logement abordable », soutient M. Kaiser, qui souhaite faire de ce problème « exacerbé par la pandémie » une priorité.

Depuis le début de la pandémie, de plus en plus de Montréalais se font évincer de leur logement. Et la région de Montréal a connu sa plus forte augmentation des loyers depuis 2003. 

« Si on n’a pas un logement de qualité, ça a un impact sur la santé physique. Si on ne peut pas payer son logement, ça a des impacts sur la santé mentale, sur la capacité de bien se nourrir », énumère M. Kaiser.

Manque d’ambition

Alors que les élections municipales approchent à grands pas, il estime que les propositions des partis politiques ne sont pas à la hauteur du problème. 

Il faudrait selon lui éliminer la liste d’attente pour un HLM et réduire le nombre de ménages qui ont de la difficulté à payer leur loyer.

« Ce qu’on voit, c’est que, oui, il y a des bonnes idées sur la table, mais on n’a pas un niveau d’ambition adéquat compte tenu de l’ampleur du problème. »