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La rassembleuse qui aime la télé

Véronique Cloutier
Photo courtoisie

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Ceux qui suivent Véronique Cloutier sur ses réseaux sociaux ou à la radio savent qu’elle est une téléspectatrice assidue qui n’hésite jamais à partager ses coups de cœur et à féliciter les artistes et artisans. Elle aime le milieu dans lequel elle évolue. L’animation des Gémeaux est un naturel. Cinq questions à celle qui sera à la barre de la grande fête de la télé pour la 8e fois. 

La pandémie n’est malheureusement pas finie et les mesures sanitaires sont toujours présentes. L’année dernière, vous avez été très créatifs dans votre façon de faire, avec la réalité augmentée notamment. À quoi va ressembler ton terrain de jeu cette année ?

On reste dans la continuité parce qu’au-delà de la pandémie, on est très fiers de la façon dont on a présenté les nommés en invitant tout le monde sur la scène. Je trouve que ça met les artistes plus à l’honneur, c’est plus élégant, plus généreux, plus le fun. Ça évite que quand t’es en nomination, ta mère t’appelle pour te dire qu’elle n’a même pas vu ta robe ! Et l’équipe a poussé davantage la technologie. L’année dernière, on était aussi face à l’inconnu. Cette année, on n’a plus peur. 

L’année dernière, vous avez opté pour la sobriété étant donné la pandémie, mais aussi les dénonciations dans le milieu. Quel sera le ton du gala ?

On va garder le même ton avec des petits moments rigolos et sympathiques. Comme présentatrice, je me vois davantage comme celle qui met en valeur, qui fait les passes. L’année dernière, on a fini le numéro d’ouverture avec un monologue d’humour. Ça ne sera pas le cas cette année. 

Le numéro d’ouverture est toujours un moment attendu. Que peux-tu nous en dire ?

On n’ira ni dans le stand-up, ni dans la vidéo avec plusieurs vedettes, ni dans la variété. On est complètement ailleurs et j’ai très hâte que les gens voient ça.

Dans ce genre d’événement, un animateur se nourrit généralement des réactions du public. Seuls les nommés et un accompagnateur de leur bulle seront présents. Sur quoi vas-tu focaliser ?

Je me suis habituée dans la dernière année. J’ai fait 12 épisodes de 1res fois sans public. Et en toute humilité quand j’anime les Gémeaux, je sens que les gens sont généreux et accueillants. Je me sens à ma place. Je les ai tous interviewés à un moment dans ma carrière. Ils savent l’affection que j’ai pour l’industrie, connaissent mon ton et n’ont aucune appréhension. On dit que le public des galas est généralement froid comparativement à celui qui paye sa place, mais il faut comprendre que les artistes sont nerveux, qu’ils doivent penser à leurs remerciements, qu’ils sont pris eux aussi dans la routine de la rentrée avec le travail, les enfants, les lunchs, le hockey, le ballet et qu’on leur demande d’être souriants pendant trois heures dans une salle. Notre philosophie est d’offrir une belle soirée rythmée où tout le monde peut être content et fier. On veut juste que ce soit l’fun. 

Qu’est-ce qui ressort à ton avis de la dernière année télé ?

On a vu plus de variétés étant donné qu’en début de pandémie, les fictions ont été au ralenti. Je retiens surtout que tout le monde a été inventif. L’équilibre, malgré la distance entre les gens ou l’absence de public, s’est fait rapidement. Les équipes ont été très créatives. Je remarque aussi quand je regarde les nommés qu’il n’y a plus de frontière entre les plateformes. On fait de la télé. Quand on regarde les séries dramatiques, Bête noire, qui était sur une chaîne spécialisée (Séries plus), Patrick Senécal présente sur Club illico et Les pays d’en haut (Radio-Canada) cohabitent. C’est la même chose pour les émissions que je fais pour Véro.tv qui se retrouvent dans des catégories d’émissions d’entrevues et non plus en numérique. Et surtout, quand on regarde les catégories et les nommés, on voit à quel point notre industrie est en santé. 


Le Gala des 36es prix Gémeaux, dimanche 20 h sur ICI Télé