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Les carottes

happy infant baby eating fresh carrot while sitting in high chair on the kitchen
Photo Adobe Stock

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Les deltatas, les covidiots, les complotristes, les touristatas (de la Floride, vous vous souvenez ?) et maintenant les woke. 

Moi, j’étais certain que cette époque infantilo-vociférante de criage de noms était dépassée, révolue. Mais non. Après les blokes et les wops d’autrefois, j’ai pensé qu’on avait évolué, que ce comportement bébête et enfantin ne reviendrait jamais. 

Eh non ! Le problème est que ça me rappelle quand j’étais enfant à Sainte-Émélie, alors qu’il y avait un fatigant qui m’appelait « carotte » parce que j’avais du roux dans les cheveux. 

S’il était assez près de moi pour que je puisse lui foutre une taloche sur le nez, il se gardait une petite gêne. 

Dès qu’il avait de la distance, assez pour se sauver, il rappliquait : « Salut Carotte... » 

Et, même si je ne voulais pas le montrer, il me mettait hors de moi. Je ne l’ai jamais oublié et, depuis, lorsque je vois des gens se crier des noms, c’est plus fort que moi, je pense carotte. 

Par ailleurs, je suis toujours un peu surpris que ça se produise en chambre, à l’Assemblée nationale ou aux Communes. 

Ces augustes lieux devraient être des endroits où s’exposent le savoir, la logique et le respect. Mais non. On est capable du pire au nom de la rivalité, de la joute, de l’antagonisme entre les formations politiques, et ça ne s’améliore pas avec le temps. On laisse aller les gros mots et, ensuite, on passe à la période des excuses.

DEPUIS TOUJOURS

Pouvez-vous hisser le débat d’un cran ? Des enfants peuvent vous entendre, sinon, des étrangers pourraient vous comprendre et juger notre population en fonction du comportement de ses élus. 

En outre, il y a l’effet d’entraînement. Quand un le fait, les autres finissent par emboîter le pas. Surtout quand c’est le premier ministre qui prend les commandes dans le cirque. 

On monte sur nos grands chevaux lorsqu’on se fait traiter de raciste par une animatrice de télé, mais on sait très bien qu’elle n’est pas la première ni la seule à le faire. J’en ris, et quelle vieille histoire !

Quand il y a une petite ambiance de haine ou de dissension dans le pays, la coupure se réinstalle toujours à la même place, par-dessus la plus vieille cicatrice : entre les frogs et les blokes, entre les têtes carrées et les grenouilles, entre nous et eux. Rien de neuf sous le soleil. Au contraire, c’est vieux comme la terre où poussent les carottes.

TI-PAQUET 

  • Dans cette campagne électorale, il y a débat en français et on se débat en anglais. 
  • Le savon pour les cheveux aurait été inventé à Québec par Samuel de Shampoing. 
  • Confirmé. Beaucoup de candidats tomberont avant les feuilles. 
  • Qu’est-ce qui fait le plus mal ? L’arrivée de l’automne ou la fin de l’été ? 
  • Tellement chaud en Californie, même au baseball, les manches sont courtes. 
  • Tellement chanceux qu’il a déjà terminé premier dans un concours de circonstances. 
  • Qu’y a-t-il dans un dictionnaire médical ? Des maux. 
  • Y a-t-il plus de téléphones intelligents ou d’intelligents au téléphone ? 
  • Y me semble que ça fait longtemps que Justin ne nous a pas envoyé un chèque.  

À DEMAIN AUX SPORTS.